Genève: Les radiologues déposent un préavis de grève

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GenèveLes radiologues déposent un préavis de grève

Les techniciens entendent ainsi protester contre la non-reconnaissance de pénibilité physique de leur profession.

Si les techniciens gagnent leur combat, ils pourront prendre une retraite anticipée dès l'âge de 61 ans.

Si les techniciens gagnent leur combat, ils pourront prendre une retraite anticipée dès l'âge de 61 ans.

Keystone

Les techniciens en radiologie médicale (TRM) des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont déposé un préavis de grève pour le 15 septembre. En cause, la non-reconnaissance de la pénibilité physique de leur profession par l'office du personnel de l'Etat.

«Les TRM demandent au Conseil d'Etat d'arbitrer. Ils veulent être traités comme les aides-soignants et les infirmiers», a indiqué jeudi devant les médias Mirella Falco, du Syndicat interprofessionnel de travailleurs . L'inclusion des TRM dans la liste des activités à pénibilité du règlement d'application de la Caisse de prévoyance de l'Etat leur donnerait droit à une retraite anticipée dès l'âge de 61 ans.

Or l'office du personnel de l'Etat n'a pas octroyé de points assez élevés aux trois critères de pénibilité, que sont les horaires irréguliers, l'environnement de travail difficile et l'effort physique. «Selon l'office, le gouvernement a suivi sa position, mais nous n'avons pas reçu de décision formelle du Conseil d'Etat», précise la syndicaliste.

Exposition aux rayons

Pour le SIT, la position de l'office est injuste. Elle traduit une profonde méconnaissance du métier. Elle contredit aussi celle des HUG, qui ont demandé l'octroi du critère de pénibilité physique pour les TRM. Les 150 techniciens en radiologie des HUG travaillent jour et nuit, toute l'année. Ils soulèvent les patients - jusqu'à 800 kilos par jour - et sont en partie exposés aux rayons radioactifs.

«La radiologie est un maillon central des HUG, car aucune décision n'est prise sans examen», souligne Sophie Grandi, technicienne en radiologie médicale et membre du SIT. Quelque 750 radios et scanners y sont effectués chaque jour. En cas de grève le 15 septembre, un service minimum sera assuré.

(ats)

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