Tennis: Les raisons de croire à un duel 100% suisse
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TennisLes raisons de croire à un duel 100% suisse

Roger Federer et Stan Wawrinka pourraient bien se retrouver en quart de finale à Roland-Garros. Voici pourquoi.

par
Jérémy Santallo
Paris
La dernière fois que Stan Wawrinka et Roger Federer se sont affrontés à Roland-Garros, c'était il y a quatre ans.

La dernière fois que Stan Wawrinka et Roger Federer se sont affrontés à Roland-Garros, c'était il y a quatre ans.

Keystone

On n'osait pas vraiment y croire. Lorsque le tirage au sort a placé Roger Federer et Stan Wawrinka dans la même partie de tableau il y a dix jours, on se faisait déjà des plans sur la comète. Et si et si... Mais il y avait aussi les faits: entre un «Maître» qui revenait sur terre battue sans certitudes et un Vaudois qui n'avait gagné que quatre rencontres en autant de tournois sur brique pilée cette saison, il paraissait légèrement incongru de les retrouver chacun d'un côté du filet en deuxième semaine à Roland-Garros.

Mais depuis, on a pu tirer quelques enseignements. Deux premiers tours faciles pour se mettre en jambes (il a brillé contre Sonego, moins contre Otte), un troisième un tantinet plus musclé pour tester sa réactivité en contre et sa capacité à prendre les devants dans l'échange (Ruud), un temps effectif passé sur le court plus que raisonnable (moins de 2 heures par rencontre en moyenne) et aucun set égaré en cours de route: Roger Federer, qui avait un début de tournoi aux petits oignons, a passé une semaine dès plus paisible.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, la Toile a fait courir le bruit que Leonardo Mayer, son adversaire en 8es de finale dimanche, serait diminué depuis plusieurs jours. Le Bâlois l'a dit en conférence de presse, il sait qu'il est le favori de cette partie face à un Argentin qui disputera son premier match en carrière à Paris à ce stade la compétition. Tout autre résultat qu'une qualification face au 68e joueur mondial s'apparenterait à une sortie de route prématurée pour l'homme aux vingt titres en Grand Chelem.

Et puis il y a Stan Wawrinka. On connait le contexte: une longue période d'arrêt à cause de son genou, et des heures de rééducation et d'entraînement pour retrouver le niveau de jeu qui avait fait de lui le gagnant de trois «Majeurs». Depuis des semaines, il n'a de cesse de clamer qu'il régale à l'entraînement et que le déclic en compétition n'est qu'une question de temps. Après ses trois prestations abouties, pourquoi ne pourrait-t-on pas écrire que «Stan The Man» est le favori de son match contre Stefanos Tsitsipas?

Car si Stan Wawrinka ressemble de plus en plus à celui qui avait triomphé en 2015 à la Porte d'Auteuil, on ne peut pas dire que Stefanos Tsitsipas ait impressionné depuis le début de la quinzaine. Toute sensation du dernier Open d'Australie qu'il est, le Grec de 20 ans, qui s'est aussi payé le scalp de Rafael Nadal à Madrid, a tergiversé par deux fois contre Hugo Dellien et Filip Krajinovic. Avec déjà 43 matches au compteur en 2019, il semble moins fringuant. A Stan Wawrinka d'en profiter.

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