Sortie des urnes: Les raisons du refus

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Sortie des urnesLes raisons du refus

L'initiative UDC a été balayée, certes, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons de part et d'autre de la Sarine.

par
Simon Koch
La symbolique du mouton noir utilisée par l'UDC pour ses deux campagnes.

La symbolique du mouton noir utilisée par l'UDC pour ses deux campagnes.

Keystone

Les arguments déterminants qui ont conduit au rejet de l'initiative UDC, dimanche, ont été très différents de part et d'autre de la barrière de rösti. C'est ce qui ressort de l'étude menée à la sortie des urnes pour les journaux du groupe Tamedia.

En Suisse alémanique, c'est l'attaque contre l'Etat de droit, le système politique suisse, et les droits de l'homme qui a coûté des plumes au parti conservateur, motivant plus de 40% du rejet. En Suisse romande, l'émotion suscitée par d'éventuels renvois «inhumains» (45%) et la confiance dans la mise en œuvre par le Parlement (25%) reviennent parmi les arguments les plus fréquemment cités pour expliquer le non.

On retrouve des nuances par régions linguistiques également dans les arguments en faveur du texte de l'UDC. Outre-Sarine, c'est le sentiment de ne pas avoir été entendu par le Parlement qui domine, alors qu'en Suisse romande c'est la volonté de protéger les victimes plutôt que les criminels qui est le plus souvent avancée par les votants (53%). Au Tessin, où l'initiative a été acceptée à 59,4%, c'est la conviction que l'automatisme des renvois était justifiée qui a servi d'argument massue (48%).

En tout, 67'000 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette étude réalisée par l'institut zurichois Sotomo.

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