27.02.2013 à 05:53

Les raviolis au bœuf Panzani touchés par le scandale

Viande de cheval

La découverte de viande de cheval dans des raviolis au boeuf Panzani a confirmé l'existence en France de plusieurs filières d'introduction frauduleuse de cheval dans les produits préparés.

Le gouvernement français laissait entendre depuis plusieurs jours que d'autres filières de viande de cheval frauduleuses sévissaient en France. C'est chose confirmée.

La société Panzani (groupe espagnol Ebro) a annoncé mardi avoir détecté la présence de viande de cheval dans plusieurs boîtes de raviolis fabriquées par la société William Saurin. Les produits ont immédiatement été retirés de la vente. Panzani est le dernier industriel en date à révéler la présence de cheval dans ses produits, après Findus, Picard, Nestlé ou Ikea.

Si d'autres sont apparues en Europe, jusqu'ici la seule filière d'approvisionnement de cette viande frauduleuse identifiée en France était la société Spanghero. Celle-ci a été contrainte d'abandonner le négoce de viande depuis la suspension de son agrément sanitaire pour cette activité.

Selon Panzani, William Saurin assure depuis treize ans la fabrication de ses raviolis. Cet industriel a bien «été victime d'une tromperie de la part d'un de ses fournisseurs», mais celui-ci n'est pas Spanghero.

Cette information accrédite le scénario d'une «fraude généralisée» sur les filières d'approvisionnement de viande, évoquée par plusieurs membres du gouvernement français depuis la semaine dernière.

Analyses en cours

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, avait laissé entendre le 21 février qu'«il pourrait apparaître qu'il n'y ait pas qu'une seule filière concernée par cette substitution de viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf».

Mardi, il a indiqué que 40 prélèvements étaient en cours d'analyse par les agents de la répression des fraudes «sur des échantillons de produits hors filière Spanghero (...) afin de mesurer s'il y a plus de plats et d'entreprises incriminées que ce qui a été révélé jusqu'à présent». Le ministre n'a pas livré les noms des sociétés concernées, ni précisé quand les résultats seront rendus publics.

(ats)

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