24.04.2020 à 11:57

Les régions de montagne seront les plus touchées

Coronavirus

UBS estime qu'outre les régions de montagne, les économies de l'Arc jurassien et de la Suisse orientale seront les plus impactées par les retombées économiques de la pandémie.

L'épidémie de coronavirus risque de laisser des traces pour longtemps dans les régions.

L'épidémie de coronavirus risque de laisser des traces pour longtemps dans les régions.

Keystone

La récession attendue en lien avec la pandémie de nouveau coronavirus affectera diversement les régions suisses, anticipe UBS. Les économies de l'Arc jurassien, de la Suisse orientale ainsi que des régions de montagne devraient souffrir le plus fortement, même si les centres ne seront pas non plus épargnés, jugent les économistes du numéro un bancaire helvétique.

Dans leur étude présentée vendredi, les experts d'UBS, à l'image de nombre de leurs confrères, prévoient les plus grosses pertes pour les régions dépendant fortement de l'activité touristique. Au regard de l'an passé, la production brute d'ensemble de ces économies devrait dégringoler d'au moins 35%.

D'autres branches, comme l'industrie horlogère, le secteur du divertissement ainsi que celui des services aux personnes, devraient également fortement peiner. Les prévisionnistes de la banque aux trois clefs tablent sur une capacité de résistance supérieure pour l'industrie, quand bien même cette branche, tout comme celle des services, souffriront aussi fortement.

Les centres urbains pas épargnés

Au niveau des régions, l'évolution dépendra ainsi du poids des divers secteurs dans l'économie, l'Arc jurassien, par exemple, étant traditionnellement associé aux activités de l'horlogerie. Pour la Suisse orientale, les plus forts replis devraient concerner les zones comptant de nombreux emplois dans l'industrie. La quasi paralysie du tourisme touchera elle tout particulièrement les Grisons et le Valais.

Dans les grands centres, tels que Zurich, Bâle-Ville et Berne, notamment, la part des emplois liée aux branches les plus exposées est moindre. Mais elles n'échapperont pas pour autant à la récession, un tiers des emplois étant recensés dans ces activités.

Au vu de l'actuelle situation sur le front de la pandémie, les spécialistes attendent une stabilisation durant l'été, cet état ne devant pas être confondu avec une normalisation. Pour une éventuelle embellie, il faudra patienter jusqu'au 4e trimestre, puis dans la foulée et de manière plus durable, l'an prochain.

(ats)

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