05.06.2015 à 10:39

ClassementLes rémunérations des directeurs de Richemont au top

Les dirigeants du groupe spécialisé dans le luxe parmi les managers les mieux payés de Suisse en 2014. La hausse du franc avec la fin du taux plancher a depuis changé la donne.

par
smk
Bernard Fornas a longtemps dirigé Cartier, navire-amiral du groupe Richemont.

Bernard Fornas a longtemps dirigé Cartier, navire-amiral du groupe Richemont.

Keystone

Les co-directeurs généraux (CEO) de Richemont Richard Lepeu et Bernard Fornas se placent au sommet des rémunérations de dirigeants en Suisse, avec respectivement 14,3 et 11,7 millions de francs. Leurs salaires ont toutefois baissé l'an dernier.

Lors de l'exercice décalé 2014/2015, clos à fin mars, la rémunération de Richard Lepeu s'est montée à 14,3 millions de francs (4,4 millions de salaire fixe), soit un recul de 6%. Les émoluments de Bernard Fornas ont baissé de 10,7% à 11,7 millions de francs, dont 4,5 millions de salaire fixe.

Parmi les mieux payés

Quant au directeur financier (CFO) Gary Saage, il a perçu 9,9 millions de francs, contre 8,7 millions il y a un an, indique le rapport annuel de Richemont publié vendredi.

Ces salaires placent les dirigeants de Richemont parmi les managers les mieux payés de Suisse. Avec 14,2 millions de francs de rémunération, le CEO de Transocean Steven Newman était jusque-là le «top manager» le mieux payé de Suisse en 2014, suivi par le CEO de Novartis Joseph Jimenez (12,6 millions).

Salaires en baisse

Le président du conseil d'administration de Richemont, Johann Rupert, a lui touché environ 3,5 millions de francs. Après son année sabbatique, il a de nouveau été élu en septembre. Pour la période de septembre à mars, il a encaissé une indemnité d'un million.

Yves-André Istel, qui a assuré l'intérim pendant l'absence de M. Rupert, a reçu 600'000 francs. Le salaire des 20 membres du conseil s'est inscrit à 13 millions. Il y a un an, la rémunération des 22 administrateurs avait été de 15,6 millions.

Le groupe de luxe a annoncé fin mai avoir baissé les salaires de ses directeurs exécutifs, «afin de donner l'exemple». Confronté aux conséquences de la hausse du franc par rapport à l'euro depuis le début de l'année, le groupe a pris des mesures d'économies. Les salaires des employés en Suisse ont été gelés et les investissements révisés à la baisse.

(ats)

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