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Pro JuventuteLes réseaux sociaux favorisent l'anorexie chez les plus jeunes

Des gens de plus en plus jeunes sont touchés. D'après Pro Juventute, la cause est à chercher dans les réseaux sociaux qui exercent de fortes pressions sur les adolescents.

Une jeune fille anorexique avec sa sonde dans un hôpital.

Une jeune fille anorexique avec sa sonde dans un hôpital.

AFP

Le nombre de cas d'anorexie traités médicalement a augmenté de 30% au cours des trois dernières années. Et il n'y a pas si longtemps, la patiente anorexique typique avait 15 ans. Aujourd'hui, des filles de 9 ans doivent être soignées pour anorexie, constate Pro Juventute dans un communiqué diffusé lundi 19 janvier.

Avec la campagne nationale «La vraie vie», lancée en octobre 2014, la fondation pour la jeunesse veut démontrer que «de nombreux idéaux n'ont rien à voir avec la réalité».

Réseaux sociaux et idéal

Les jeunes subissent aujourd'hui de fortes pressions, alors qu'ils sont en plein développement. Ils sont constamment confrontés sur les réseaux sociaux à un certain idéal.

Un sondage réalisé auprès de 1000 jeunes en 2014 montre que c'est principalement sur internet qu'ils se retrouvent face à des images idéales: 52% utilisent Facebook pour se comparer à ces images, 41% internet en général, 37% Instagram, 28% la télévision, 20% des magazines et 12% des journaux.

Pro Juventute juge cependant positif le fait que les jeunes cherchent de l'aide. L'organisation reçoit chaque jour en moyenne quatre appels au numéro 147 de jeunes qui ont des questions ou des problèmes d'estime de soi et d'apparence physique. Il y a eu 350 appels en trois mois, soit 8% de plus qu'en 2013.

Selfies parfaits

Pro Juventute donne quelques exemples de jeunes qui cherchent de l'aide. C'est le cas d'une fille de 13 ans qui s'inflige des blessures. Elle dit se trouver ennuyeuse et laide par rapport aux textes et selfies parfaits que les autres filles postent sur Facebook.

Ou ce garçon de 15 ans qui ne trouve presque plus le temps de s'amuser avec ses copains, car il préfère faire de la musculation. Il craint de ne jamais pouvoir trouver une copine s'il n'est pas musclé.

Pro Juventute a aussi développé une plate-forme en ligne où les jeunes, les parents, les enseignants et les spécialistes trouvent des informations et du matériel. La campagne produit ses premiers effets: de nombreuses écoles utilisent déjà des supports pour aider les jeunes à se construire «une estime de soi saine».

(ats)

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