Covid-19: Les restaurateurs suisses jettent l’éponge au lieu de faire faillite
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Covid-19Les restaurateurs suisses jettent l’éponge au lieu de faire faillite

Ne pouvant plus payer leur loyer, les restaurateurs sont de plus en plus nombreux à renoncer à leur établissement.

par
Eric Felley
Malgré les appels à trouver des arrangements, les bailleurs sont réticents à baisser les loyers des locaux commerciaux.

Malgré les appels à trouver des arrangements, les bailleurs sont réticents à baisser les loyers des locaux commerciaux.

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Selon un sondage de GastroSuisse auprès de 3000 établissements membres, les trois-quarts d’entre eux - locataires de café, bar ou restaurant - avaient pris contact avec leurs bailleurs à fin octobre 2020 après le début de la deuxième vague. Leur objectif était évidemment d’obtenir une réduction de loyer à bien plaire, puisque le Parlement n’a pas voulu légiférer sur cette question. Résultat: 42% de ceux qui ont contacté leurs bailleurs ont obtenu une réduction de loyer et les autres non. Dans 4 cas sur 10, le bailleur n’est même pas entré en matière...

Dans un communiqué diffusé lundi, GastroSuisse déplore cette situation qui n’est pas sans conséquence. «Une nette augmentation d’annonces de locaux de restauration se dessine sur le marché immobilier, observe-t-elle. Les données indiquent une vague de fermetures depuis novembre 2020.» La plateforme ImmoScout24 informe sur son site que l’offre de surfaces pour l’hôtellerie-restauration a explosé depuis la fin de l’année dernière. En janvier 2021, le nombre de locaux vacants destinés à la restauration est de 70% plus élevé qu’en janvier 2020.

Pour le directeur de GastroSuisse, Daniel Borner, cette situation confirme ces prévisions: «Ce dont GastroSuisse avait mis en garde les bailleurs a maintenant lieu. De nombreux locataires de surfaces commerciales se voient contraints de résilier leur bail, si leurs bailleurs ne font pas de concessions. Dans beaucoup d’endroits, les parties au bail n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur une solution concernant le loyer.»

«À la vue de l’offre abondante sur le marché immobilier des locaux dédiés à la restauration, une vacance prolongée menace.» GastroSuisse estime que dans le meilleur des cas, «le retour à la normale prendra des années». Certes pour l’instant, les chiffres des faillites sont bas, mais ils sont trompeurs: «Beaucoup d’entreprises cesseront d’abord leur activité avant de se mettre en faillite. De plus, la Confédération a déjà pris des mesures contre les faillites au printemps 2020. C’est en particulier la dérogation transitoire à l’obligation d’aviser le juge en cas de surendettement qui explique l’absence d’augmentations des faillites en 2020».

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178 commentaires
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MAERKLIN

17.02.2021, 09:52

Face à de tels comportements anti-sociaux, élire et voter ont-ils finalement encore un sens ? ne vaut-il pas mieux se contenter de "vivre" au jour-le-jour avec nos petits bonheurs quotidiens, tout en tentant de se protéger dans tous les sens du terme selon nos possibilités et nos capacités PERSONNELLES ?

Lecurb

17.02.2021, 09:35

Dans le pays le plus riche du monde nos élus à Berne comme dans les cantons sont littéralement incapables d'affronter des situations de crise. Et se rejettent la balle du matin au soir au lieu de prendre de décisions salvatrices. " Petites gens petits esprits " et zero courage !

Deliver International

17.02.2021, 09:31

Pas qu eux tout les franchisés ou semi indépendant au statut pas clair se retrouvent a quémander de l aide . c est normal des jobs convenable il n y en a plus avec 1200 sfr un frontaliers ou détaché s en sort bien et c est les locaux qui trinquent ou font faillites, j ai connu la faillite d un grand groupe International bien avant le covid, 100 000 licenciements en UE et en Suisse, et les employeurs que j ai quitté ont tout délocalisés ailleurs, faillite aussi des 4 lieux de réinsertion pour adultes, c est fini on a assez de mains d oeuvre d ailleurs, bon marché!