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RussieLes restes du tsar Alexandre III exhumés

L'ouverture du tombeau, dans la cathédrale Pierre-et-Paul, à Saint-Pétersbourg, a été effectuée par des experts en génétique en présence de représentants de l'Eglise orthodoxe.

Un portrait empereur russe Alexandre III.

Un portrait empereur russe Alexandre III.

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Le tombeau de l'empereur russe Alexandre III a été ouvert vendredi à Saint-Pétersbourg et ses restes exhumés par des experts. Ceux-ci cherchent à identifier définitivement les dépouilles du dernier tsar de Russie Nicolas II et sa famille, exécutés en 1918 par les bolcheviques.

L'ouverture du tombeau, dans la cathédrale Pierre-et-Paul, a été effectuée par des enquêteurs et des experts en génétique et médecine légale en présence de représentants de l'Eglise orthodoxe, a indiqué dans un communiqué le Comité d'enquête, organisme chargé des principales investigations en Russie.

L'accès à la cathédrale, qui abrite les sépultures de la famille Romanov dans la forteresse du même nom dans l'ancienne capitale impériale, avait été fermé au public, a-t-on appris auprès du musée. Des policiers gardaient l'entrée.

Canonisés comme martyrs

Les restes présumés du tsarévitch Alexeï et de sa sœur Maria avaient été découverts en 2007, près du lieu où la famille impériale a été exécutée dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 sur ordre des bolchéviques, arrivés au pouvoir à la faveur de la révolution d'Octobre 1917.

Les restes des autres membres de la famille Romanov, dont ceux du tsar Nicolas II et de l'impératrice Alexandra Feodorovna, extraits d'une fosse commune d'Ekaterinbourg dans l'Oural en 1991, ont été officiellement identifiés en 1998 par le gouvernement russe.

Certains ont déjà été inhumés en grande pompe dans l'ancienne capitale impériale, Saint-Pétersbourg, et tous ont été canonisés en tant que martyrs par l'Église orthodoxe.

Doutes de l'Eglise

Mais l'Eglise orthodoxe a longtemps exprimé des doutes sur l'authenticité des ossements considérés comme ceux de la famille Romanov. A sa demande, l'enquête sur les circonstances de leur assassinat et de leur enterrement a été rouverte en septembre.

Entamée en 1993, cette enquête avait été close en janvier 2009 faute d'avancées significatives. Une décision jugée illégale en 2010 par un tribunal russe.

Dans le cadre de l'enquête, des restes de Nicolas II et de sa femme Alexandra avaient déjà été exhumés et des échantillons ADN prélevés, qui ont confirmé l'authenticité des restes du dernier tsar de Russie.

Pour autant, les enquêteurs avaient promis de poursuivre leurs travaux en réalisant des analyses sur la dépouille de son père, Alexandre III.

«Aucune conclusion prématurée ne sera tirée avant la fin de l'enquête», a souligné le Comité d'Enquête, qui a promis «une enquête complète et objective». L'exhumation a été filmée et l'enquête confiée à une équipe spéciale.

(ats)

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