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AsssuranceLes riches ont aussi droit à une rente invalidité

Répondant aux critiques d'une conseillère nationale, le Conseil fédéral a justifié le versement de rentes d'invalidité à des personnes bénéficiant de hauts revenus.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Les riches ont aussi droit à une rente de l'assurance invalidité (AI). A défaut, il faudrait aussi plafonner les cotisations et, sans celles des hauts revenus, le financement de l'AI ne serait plus garanti, répond ce jeudi 26 février le Conseil fédéral aux critiques de la conseillère nationale Margrit Kessler (PVL/SG).

La conseillère nationale s'émeut qu'un dirigeant d'entreprise qui percevait un revenu de 400'000 francs par an reçoive une demi-rente AI si son emploi plus simple lui permet d'avoir un revenu de 200'000 francs après avoir réintégré le marché du travail. Et d'affirmer que des revenus bien moins élevés ne touchent rien.

Les rentes sont plafonnées, rappelle d'abord le gouvernement dans sa réponse. La rente maximale de l'AI s'élève ainsi à 2350 francs par mois. Sur les 265'070 rentiers enregistrés fin 2013, 1% avaient un revenu moyen annuel de 120'000 francs et plus.

Concernant le calcul du taux d'invalidité, il est indépendant de la hauteur du revenu perçu par une personne. Il a pour effet que les bas revenus atteignent plus rapidement un taux d'invalidité ouvrant le droit à la rente.

Par exemple, un manque à gagner de 20'000 francs sur un revenu de 50'000 francs aboutit à un taux d'invalidité de 40%, qui donne droit à un quart de rente. Pour un revenu de 100'000 francs, la même perte de gain ne donne pas droit à une rente.

Les personnes à bas revenu et se trouvant dans le besoin peuvent bénéficier des prestations complémentaires. Sur un marché du travail équilibré, elles ont en outre plus de chances de trouver un emploi avec un revenu similaire à celui qu'elles touchaient sans invalidité, note le Conseil fédéral.

(ats)

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