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ConjonctureLes risques mondiaux sont accrus, prévient le WEF

Les déséquilibres budgétaires chroniques et les disparités de revenus menacent la croissance mondiale, estime le Forum économique mondial. Les risques socio-économiques sont toujours plus grands.

Pour la première fois depuis des générations, de nombreuses personnes ont cessé de penser que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie, estime le WEF.

Pour la première fois depuis des générations, de nombreuses personnes ont cessé de penser que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie, estime le WEF.

La vulnérabilité du monde à de nouveaux chocs économiques et sociaux s'est accrue, a averti mercredi à Genève le Forum économique mondial (WEF).

Selon l'enquête du WEF réalisée auprès de 469 experts et leaders économiques, les risques socio-économiques ont pris le pas cette année sur les risques environnementaux. Ils peuvent conduire au nationalisme, au populisme et au protectionnisme, met en garde le WEF.

Le responsable de l'étude, Lee Howell, a affirmé que, «pour la première fois depuis des générations, de nombreuses personnes ont cessé de penser que leurs enfants auront un meilleur niveau de vie qu'elles-mêmes». Le malaise est particulièrement fort dans les pays industrialisés.

L'explosion d'une population jeune aux perspectives restreintes, le nombre croissant de retraités dépendant d'Etats criblés de dettes, le fossé qui se creuse entre riches et pauvres alimentent le ressentiment. Collectivement, ces tendances risquent de réduire à néant les progrès issus de la mondialisation, selon le WEF.

Trois risques majeurs

Le rapport analyse trois facteurs de risque majeurs, qui feront l'objet de débats spéciaux lors du Forum de Davos, du 25 au 29 janvier: des germes de dystopie (contre-utopie), des protections peu efficaces et la face sombre de la connectivité.

La faiblesse des sauvegardes existantes rend la société vulnérable face à des risques liés aux nouvelles technologies, à l'interdépendance financière, à l'épuisement des ressources et au changement climatique, indique l'étude.

Les systèmes en ligne connectés nous exposent à des individus, des institutions et des nations malveillants qui, de plus en plus, ont la capacité de déclencher à distance et anonymement des cyberattaques dévastatrices, prévient encore le WEF.

Le rapport met aussi en exergue la vulnérabilité aux catastrophes naturelles, comme l'a montré l'an dernier le tremblement de terre au Japon et la catastrophe de l'usine nucléaire de Fukushima.

(ATS)

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