Salon: Les rois de l’immobilier s'affrontent en mode Monopoly
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SalonLes rois de l’immobilier s'affrontent en mode Monopoly

Six promoteurs qui font la pluie et le beau temps des locataires romands sont montés sur scène, hier à Neuchâtel, et ont fait mine de jouer au Monopoly.

par
Vincent Donzé
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Patrimoine: 96 immeubles«Une banane le matin, des spaghettis à midi, un yoghourt le soir: ma richesse, c'est le bonheur de ceux qui habitent mes immeubles.»

Patrimoine: 96 immeubles«Une banane le matin, des spaghettis à midi, un yoghourt le soir: ma richesse, c'est le bonheur de ceux qui habitent mes immeubles.»

Darrin Vanselow
Patrimoine: «Je n'ai pas la mémoire des chiffres…» «Pour un promoteur, le besoin financier est énorme et la probabilité d'une faillite est importante. On tombe souvent dans la case «emmerdement.»

Patrimoine: «Je n'ai pas la mémoire des chiffres…» «Pour un promoteur, le besoin financier est énorme et la probabilité d'une faillite est importante. On tombe souvent dans la case «emmerdement.»

Darrin Vanselow
Patrimoine: 20 maisons, 2 restaurants, 1 garage«Je m'amuse, je m'amuse, je m'amuse… Moi qui suis administrateur d'une société, ce que j'adore par-dessus tout, c'est de développer ma région.»

Patrimoine: 20 maisons, 2 restaurants, 1 garage«Je m'amuse, je m'amuse, je m'amuse… Moi qui suis administrateur d'une société, ce que j'adore par-dessus tout, c'est de développer ma région.»

Darrin Vanselow

Animation originale, hier, dans le cadre du Salon de l’immobilier neuchâtelois (SINE). La scène était animée par le journaliste Michel Zendali et l’humoriste Thomas Wiesel. Sur leur trône, six promoteurs immobiliers, un par canton romand, ont fait mine de jouer au Monopoly.

Six requins et un comique? L’image convient à Thomas Wiesel, colocataire d’un appartement à Lausanne, tandis que Michel Zendali vit chez sa concubine dans la capitale vaudoise. «On dit du mal des promoteurs, pas des architectes», a reconnu le journaliste face à ceux qu’il a définis comme «les modeleurs du paysage urbain et campagnard». «Il y a la case prison et la case police», a prévenu l’animateur Christophe Pont, en désignant deux surfaces au bas de la scène. Des cases «prison» et «police» «J’achète!» s’est esclaffé l’ancien politicien Pierre Kohler avant d’entrer en scène.

Courageux mais pas téméraire

Préoccupé par son FC Sion, Christian Constantin a rejoint le Salon de l’immobilier en hélicoptère. La couronne reçue, il ne l’a pas portée, préférant la jeter sur le dossier de son trône. Quant à ses biens, il est le seul à ne pas les avoir dévoilés. Les promoteurs n’ont pas lancé de dé pour poser des maisons vertes et des hôtels rouges, mais le Monopoly reste un jeu où Neuchâtel est fier d’occuper une case bleu foncé, presque aussi chère que Zurich ou Lausanne.

Qui vend? Qui achète? «Les rois de l’immobilier sont des instinctifs», remarque Michel Zendali. Thomas Wiesel n’a pas mis de gants pour les brocarder: «Si on les a assis sur des trônes, c’est parce qu’ils font ch…» s’est permis l’humoriste. Avant d’intervenir, Thomas Wiesel s’est assuré qu’aucun des six rois de l’immobilier n’était son propriétaire… Pas même Bernard Nicod, qui veille sur 43'000 locataires: «Construire, c’est une passion!» affirme ce dernier.

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