22.10.2020 à 12:30

BerneLes salaires des cadres ne seront pas plafonnés

Le projet de la commission des institutions politiques du Conseil national, qui voulait limiter à un million de francs annuel les hauts revenus, est jugé trop rigide par les Sept Sages.

Photo d’illustration. 

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Le salaire des cadres des entreprises fédérales et proches de la Confédération ne doit pas être réglé par la loi. Le Conseil fédéral refuse d’introduire un plafond à un million de francs et d’interdire des indemnités de départ.

Le gouvernement reconnaît qu’il faut vérifier les salaires des cadres des entreprises proches de la Confédération, indique-t-il dans un rapport publié mercredi soir. Toutefois, le projet de la commission des institutions politiques du Conseil national est trop rigide.

Pour la commission, la rémunération des cadres et des membres des conseils d’administration des CFF, de Ruag, de La Poste, de la Suva, de Swisscom, de Skyguide et de la SSR ne devrait pas excéder celle d’un conseiller fédéral. Mais le projet inclut en plus du salaire, les honoraires et l’ensemble des prestations en argent, comme celles de la prévoyance vieillesse. Le texte met en oeuvre une initiative parlementaire de l’ancienne conseillère nationale Susanne Leutenegger-Oberholzer (PS/BL).

Pas nécessaire d’agir

Le Conseil fédéral possède déjà les instruments adéquats pour piloter les salaires des cadres supérieurs et des organes de direction, précise le rapport. Il a également la possibilité de corriger le tir. De plus, la délégation des finances du Parlement est informée chaque année des salaires grâce au monitoring des cadres.

Par ailleurs, le gouvernement refuse également l’interdiction générale des indemnités de départ. Celles-ci doivent être utilisées de manière adéquate et peuvent être adaptées en fonction de la situation.

Salaires en légère baisse

Les salaires des cadres supérieurs des entreprises appartenant à la Confédération ont pour la plupart légèrement baissé en 2019. Le plus élevé a été versé à l’ancien patron des CFF Andreas Meyer. Selon le dernier rapport, il a touché un peu moins de 932’000 francs, soit légèrement moins qu'un an auparavant ((987'500 francs).

Suit le chef de Postfinance, Hansruedi Köng, qui a gagné 809’000 francs. En troisième position figure le directeur de Ruag Urs Breitmeier avec près de 758’000 francs. La Poste a changé de boss en 2019. Roberto Cirillo a succédé en avril à Ulrich Hurni qui avait assuré l'intérim après le scandale de Carpostal. Les coûts salariaux sont estimés à 693'000 francs, contre 1,1 million l'année précédente.

Il reviendra désormais au Conseil national d’empoigner ce dossier.

(ATS/NXP)

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