12.11.2015 à 16:22

AmnistieLes salariés VW pressés de passer aux aveux

Le constructeur a promis aux salariés fautifs d'être exemptés de sanctions internes si ils aident l'enquête.

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Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

AFP
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Keystone
Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Keystone

L'amnistie proposée par Volkswagen à ses employés pour accélérer l'enquête interne sur le scandale des moteurs truqués expire fin novembre. La date butoir augmente la pression pour éclaircir l'affaire rapidement, a révélé jeudi la presse allemande.

Avec cette mesure, le constructeur automobile allemand a promis aux salariés fautifs d'être exemptés de sanctions internes. L'instrument vise aussi à tout faire pour alléger d'éventuelles poursuites judiciaires. Une seule condition: passer aux aveux et éclaircir la manière dont 11 millions de voitures diesel dans le monde ont pu être équipées d'un logiciel truqueur pour frauder les tests anti-pollution.

Mais ce programme vient d'être «limité à la fin novembre. L'horizon de fin décembre était initialement évoqué, mais cela est visiblement apparu trop long à la direction», assure le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung, sans citer ses sources.

Délier les langues

Selon le journal, Volkswagen a décidé d'écourter ce régime exceptionnel, sorte de programme interne de protection des témoins, pour faire la lumière le plus vite possible sur les circonstances de l'affaire et coller aux exigences pressantes de la justice américaine. Car les Etats-Unis sont le pays où le scandale a commencé et où le groupe risque des milliards d'amendes.

Cette immunité a d'ailleurs déjà réussi à délier les langues. Le géant automobile a découvert au moyen de révélations spontanées de salariés la deuxième fraude, sur 800'000 véhicules dont les émissions de dioxyde carbone (CO2) étaient bien supérieures aux valeurs affichées sur leur fiche technique.

Ce programme d'amnistie n'est pas une première en Allemagne. D'autres entreprises comme le géant industriel Siemens ou la filiale de camions de Volkswagen, MAN, ont eu recours à des mesures similaires ces dernières années lorsqu'elles ont été touchées par des scandales de corruption. A chaque fois, cela a permis aux entreprises d'accélérer la résolution de leur affaire.

Immunité partielle

Chez Volkswagen, l'immunité ne concerne toutefois pas les membres du directoire et les managers haut placés qui traitent directement avec la direction, ont confié des sources proches du dossier au Süddeutsche Zeitung.

L'ancien patron du groupe, Martin Winterkorn, a démissionné en septembre, après les révélations sur le premier scandale du logiciel truqueur. Il a toujours affirmé ne rien savoir de cette affaire, mais la question de sa responsabilité est encore loin d'être éclaircie.

Martin Winterkorn n'occupe désormais plus aucun poste d'importance chez Volkswagen. Une porte-parole d'Audi a confirmé jeudi qu'il avait démissionné de ses fonctions de président du conseil de surveillance de cette filiale, à l'instar de son récent retrait de chez Porsche.

(ats)

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