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IranLes sanctions toujours au coeur du débat sur le nucléaire iranien

Selon la France, les progrès restent insuffisants pour parvenir à un accord. Les divergences portent entre autres sur le développement et la question des sanctions.

«L'Iran doit maintenant faire des choix difficiles s'il souhaite vraiment regagner la confiance de la communauté internationale», a déclaré François Delattre, l'ambassadeur de France auprès des Nations unies.

«L'Iran doit maintenant faire des choix difficiles s'il souhaite vraiment regagner la confiance de la communauté internationale», a déclaré François Delattre, l'ambassadeur de France auprès des Nations unies.

AFP

La France a estimé ce mardi 24 mars que des progrès «insuffisants» avaient été faits pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire de l'Iran entre Téhéran et les six grandes puissances.

Des divergences portent notamment sur la recherche et le développement et la question des sanctions.

«L'Iran doit maintenant faire des choix difficiles s'il souhaite vraiment regagner la confiance de la communauté internationale», a déclaré François Delattre, l'ambassadeur de France auprès des Nations unies, lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux sanctions contre l'Iran.

L'Iran, et le groupe du P5 1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Chine, Russie, Royaume-Uni) l'Allemagne, doivent reprendre leurs négociations cette semaine en Suisse avec pour objectif de conclure un accord politique pour le 31 mars et un accord complet, avec les détails techniques, pour le 30 juin.

Centrifugeuses

La principale pierre d'achoppement, disent les pays occidentaux, reste la demande de l'Iran à ce qu'il n'y ait pas de limites à son programme de recherche et développement pour les centrifugeuses de haut niveau, qui purifient l'uranium qui sera utilisé dans des réacteurs nucléaires, ou, s'il est hautement enrichi, dans les armes.

Un autre problème concerne les sanctions. L'Iran veut la levée immédiate de toutes les sanctions de l'ONU une fois l'accord conclu, ainsi que des sanctions les plus handicapantes mises en place par les Etats-Unis et l'Union européenne.

«L'Iran va devoir faire montre de plus de souplesse et prendre certaines décisions difficiles dans les jours qui viennent si nous voulons conclure un accord», a déclaré au conseil l'ambassadeur adjoint du Royaume-Uni, Peter Wilson.

Durant les discussions la semaine dernière, la France a insisté pour que la période de restrictions sur les travaux nucléaires de l'Iran soit plus longue. Elle s'est aussi opposée à l'idée de suspendre certaines sanctions de l'ONU rapidement.

«Nous sommes déterminés à parvenir à un accord solide (...) qui permette l'établissement et la garantie à long terme des buts exclusivement pacifiques du programme nucléaire iranien», a déclaré François Delattre.

(ats)

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