Genève: Les secours s'exercent faisant fi des frontières
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GenèveLes secours s'exercent faisant fi des frontières

En cas de catastrophe ou d'événement, Genève recourt parfois à l'aide de ses voisins vaudois ou français. L'armée, le service d'incendie et les CFF ont uni leurs forces pour s'entraîner.

Ce 29 juin 2018.

Ce 29 juin 2018.

Keystone

Une quarantaine de véhicules spécialisés étaient stationnés sur le pourtour du Stade de Genève. Certains venaient d'autres cantons et de France. Le Service d'incendie et de secours (SIS) était fortement représenté, notamment avec leur toute nouvelle grue. Le monstre écarlate dominait en taille le toit de l'enceinte sportive.

L'armée suisse était également présente avec une ambulance tout-terrain propriété du Centre de compétences Swissint, qui intervient dans des missions à l'étranger. La police genevoise, de son côté, avait amené son véhicule blindé, qui peut servir, par exemple, lors d'interventions contre des forcenés armés.

Les CFF étaient aussi de la partie, avec leur nouveau modèle de train utilisé en cas d'accident majeur. Celui-ci n'avait encore jamais été montré en Suisse. Un compartiment étanche et sous pression permet d'abriter 60 personnes. Un des wagons transporte 45'000 litres d'eau et ses lances peuvent gicler jusqu'à 70 mètres.

Coopération indispensable

Jérôme Felley, le chef de l'Etat-major cantonal de conduite (EMCC) genevois a souligné l'importance d'une bonne collaboration avec les autres cantons suisses et la France voisine. Parfois, l'intervention des secours s'étale dans le temps. Il devient alors impossible de s'appuyer uniquement sur les moyens cantonaux pour tenir.

Cette coopération régionale se fonde avant tout sur la solidarité que manifestent naturellement entre eux les différents services de secours. Elle est aussi régie par des conventions, pour traiter les questions plus terre à terre comme la prise en charge des coûts par les différents intervenants ou le fonctionnement des assurances.

La collaboration intercantonale et transfrontalière en cas de catastrophe se cultive notamment à travers des exercices communs. A Genève, Jérôme Felley voit trois cas où cette coopération s'avérera incontournable: lors de risques chimiques, en cas d'événement sur le lac Léman et lors d'accidents sur le futur réseau RER genevois.

(ats)

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