Les socialistes ne veulent pas du nouvel avion de combat FA-35
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PolitiqueLes socialistes ne veulent pas du nouvel avion de combat

Le Parti socialiste s’est réuni en congrès extraordinaire ce samedi pour discuter de son fonctionnement à Saint-Gall. Il a aussi soutenu l’initiative du GSSA contre l’achat du F-35A.

par
Gilles Martin
Le Conseil fédéral a choisi l’avion américain F-35A lors de sa séance du 30 juin.

Le Conseil fédéral a choisi l’avion américain F-35A lors de sa séance du 30 juin.

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Réuni en congrès extraordinaire pour réformer son fonctionnement (lire ci-dessous), le parti socialiste suisse a aussi décidé «à une claire majorité» de soutenir l’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSSA) contre l’achat des avions de combat F-35A. Selon le parti, ceux-ci sont «inadéquats» et d’autres solutions doivent être étudiées.

Les délégués se sont aussi prononcés en faveur de l’initiative «Pour la responsabilité environnementale» lancée par les Jeunes Verts. «L'absence de volonté de mettre un terme à la destruction de notre planète est révélatrice d'une deuxième crise: la crise économique et financière mondiale, qui accroît considérablement les inégalités», a fustigé le co-président Cédric Wermuth. «La liberté signifie assurer aux générations futures une planète sur laquelle elles pourront vivre – partout. Il n'y a qu'une seule réponse possible à la crise climatique : un virage social et écologique – maintenant», a abondé sa collègue Mattea Meyer.

Le référendum contre la suppression du droit de timbre a fait l’unanimité parmi les militants. Par ailleurs, la coprésidence a également annoncé le lancement prochain de deux initiatives, l’une portant sur une place financière écologique et solidaire, l’autre sur une offensive majeure en matière d’accueil extrafamilial.

28 novembre: pas de juges fédéraux tirés au sort

Pour les votations du 28 novembre, le congrès a dit clairement non à l’Initiative sur la justice, qui demande que les juges du Tribunal fédéral soient désignés par tirage au sort. Selon le parti, elle ne garantit pas l'indépendance des juges fédérales et fédéraux comme elle le prétend. Il dit en revanche oui à la Loi Covid et un oui unanime à l’initiative pour des soins infirmiers forts.

Berset plaide pour la vaccination

«La liberté, ce n’est pas «je fais ce que je veux et advienne que pourra». La liberté, c’est prendre en compte les risques pour les autres. C’est tout particulièrement le cas en temps de pandémie», a déclaré Alain Berset lors du congrès. Pour le conseiller fédéral socialiste chargé de la Santé, «le fait que notre taux de vaccination soit si bas doit nous inquiéter. Il n’y a pas de raccourci pour sortir de la crise. Seule la vaccination peut nous sortir de cette pandémie».

Dans la foulée de l’intervention du Fribourgeois, le congrès a adopté un papier de position pour une sortie solidaire de la crise, demandant notamment l’instauration d’une assurance générale du revenu, un développement public des soins de santé, une amélioration marquée des conditions de travail du personnel de santé ou encore l’instauration d’une industrie pharmaceutique publique.

Réforme des structures

Les délégués ont discuté d’une réforme des structures du parti. Les congrès, qui réunissent la base du parti seront plus nombreux et plusieurs «lieux d’échanges entre élus, spécialistes, membres ou encore sympathisants permettront demain de faire du PS Suisse un véritable lieu de discussions». Les dernières modifications sur ces nouveaux statuts seront menées au congrès de février 2022.

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