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HôpitauxLes soins ambulatoires doivent être mieux payés

Les soins ambulatoires sont toujours plus importants: ils représentent actuellement 26% des prestations des hôpitaux.

Les soins ambulatoires sont toujours plus importants.

Les soins ambulatoires sont toujours plus importants.

Keystone

L'organisation faîtière des hôpitaux suisses réclame une révision de TARMED afin que les soins ambulatoires soient suffisamment rémunérés.

L'organisation H dénonce les écarts entre les coûts et la rétribution dans l'ambulatoire. D'un côté, les hôpitaux sont toujours plus présents dans la médecine de base. L'éventail des soins proposés en ambulatoire a été élargi et les urgences répondent à la demande des patients à tout moment.

Ecart entre coûts et rétribution

Et l'organisation faîtière de dénoncer des tarifs pour les prestations médicales ambulatoires trop bas. Ils ne sont plus adaptés aux coûts actuels de ces soins, a indiqué H lors de sa conférence annuelle à Berne.

Ainsi, le TARMED actuel se base sur les salaires du personnel non-médical de la fin des années 90. A cela s'ajoute une augmentation du nombre de patients traités chaque année en ambulatoire et un éventail élargi des soins proposés.

Des traitements complexes et coûteux, comme les dialyses, les chimiothérapies ou les interventions cardiaques, sont aujourd'hui réalisés en ambulatoire, alors qu'ils étaient encore traités en stationnaire il y a une quinzaine d'années.

Pourtant, le prix moyen du point tarifaire pour ces prestations à l'hôpital a baissé de 4,5% entre 2004, quand TARMED a été introduit, et 2010, écrit l'organisation faîtière.

Inégalité de traitement

A cela s'ajoute «l'inégalité de traitement» entre les médecins privés, indemnisés pour des urgences, le travail de nuit, les week-end ou les jours fériés, et les médecins en hôpitaux qui ne peuvent pas toucher de supplément, même s'ils dispensent les mêmes soins de base. Cette inégalité ne respecte pas le principe tarifaire: à prestation égale, tarif égal, s'insurge la faîtière H .

L'intervention du Conseil fédéral concernant TARMED va renforcer ce problème, critique l'organisation faîtière. Le ministre de la santé Alain Berset propose que les généralistes et les pédiatres touchent en moyenne 9,80 francs de plus par consultation médicale. Pour compenser, les prestations fournies par différents spécialistes devraient être réduites de 9%. L'ordonnance révisée doit entrer en vigueur le 1er octobre.

Cantons également inquiets

Le manque à gagner n'inquiète pas que les hôpitaux, mais également les cantons. Dans leur réponse à la consultation sur ce projet, qui se termine début juillet, ils sont nombreux à craindre que les hôpitaux publics n'aient d'autre choix que de se tourner vers le canton pour obtenir une compensation du manque à gagner.

L'amélioration de la rémunération des généralistes risque alors d'être financée par les pouvoirs publics, tandis que les assurances maladie ne déboursent rien.

Afin que les soins soient suffisamment payés et les déficits évités, l'organisation H demande une révision complète et rapide de TARMED, toutefois sans préciser comment.

En novembre 2012 déjà, l'organisation faîtière avait souligné la nécessité de corriger le financement de certaines prestations. L'organisation H avait alors montré son mécontentement face au transfert des prestations les moins bien rémunérées dans l'ambulatoire.

(ats)

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