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ReportageLes solutions se multiplient pour échapper au contrôle de la toile

En réponse aux géants du Net qui collectent les données des internautes, les pirates de la Toile se mobilisent. Initiatives artistiques ou politiques fleurissent pour permettre de surfer de manière totalement anonyme. Exemple avec les hackers de Manhattan.

par
Albertine Bourget
Pour 20 dollars, la PirateBox permet d’échanger des données sans passer par Internet.

Pour 20 dollars, la PirateBox permet d’échanger des données sans passer par Internet.

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«Ce serait le pied que des PirateBox fleurissent un peu partout. Imaginez, où que vous vous arrêtiez, vous trouverez de nouveaux partages…» Cet internaute francophone peut sourire: son rêve est en train de devenir réalité. La «PirateBox»? Cette boîte noire ornée d’une tête de pirate a l’air d’une de ces lunch-boxes dont lesquelles les petits Américains emmènent leur repas à l’école. Mais elle permet en fait de chatter et d’échanger des données sans passer par Internet, et donc sans se faire repérer. Complètement autonome, elle a simplement besoin d’un Wireless. Elle est, promet son concepteur, David Darts, facile à réaliser. Pour l’heure, sa zone d’atteinte reste limitée à quelques centaines de mètres, mais cela, aussi, devrait évoluer. L’idée est venue à son créateur, professeur d’art digital à la New York University, alors qu’il partageait des fichiers avec ses étudiants. David Darts se définit comme un «Linux geek», du nom du système d’exploitation libre Linux. Il y a deux ans, il se dit qu’il doit être possible de créer une plate-forme locale d’échange. Il se procure du matériel informatique bon marché, un logiciel gratuit, et l’aide d’autres passionnés. La PirateBox est née. Au départ, elle coûtait 200?dollars, contre une vingtaine aujourd’hui.

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