Suisse: Les «sugar daddies» débarquent à Zurich
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SuisseLes «sugar daddies» débarquent à Zurich

Le site de rencontres norvégien démarre une campagne d'affichage à Zurich. Soupçonnés de proxénétisme, les «sugar daddies» sont interdits à Paris et à Bruxelles.

par
Pascal Schmuck
Zurich
La campagne d'affichage du site norvégien avait provoqué une réaction des autorités à Paris et à Bruxelles.

La campagne d'affichage du site norvégien avait provoqué une réaction des autorités à Paris et à Bruxelles.

AFP

Le site norvégien Rich Meet Beautiful (RMB) a déjà défrayé la chronique dans plusieurs pays européens. Il débarque dorénavant en Suisse avec des méthodes similaires: un immense panneau jaune invitant des étudiantes à se faire entretenir par des personnes riches et âgées.

Le panneau est désormais visible devant le Technopark de Zurich, comme le rapporte le Blick. A la plus grande fureur des étudiantes. «C'est absolument ignoble», a commenté l'une d'entre elles au journal de boulevard zurichois. Le Technopark regroupe des parties de l'EPFZ et de la Haute Ecole des Arts.

Un Technopark impuissant

Le panneau sur sa remorque a fait son apparition mardi. «Bien sûr que cela nous dérange mais aussi longtemps qu'il reste dans la rue et ne se parque pas, nous ne pouvons rien faire», a déploré Andrea Leu, la porte-parole du Technopark. Mais l'affiche a déjà été observée les semaines précédentes sur des routes proches, comme l'a confirmé un passant.

Le directeur général du site norvégien, Sigurd Vedal, défend sa méthode. «Près de 60% de nos utilisatrices sont des étudiantes», a-t-il affirmé au Blick. Un argumentaire qui n'a pas convaincu à Paris et à Bruxelles où la publicité a été interdite pour incitation à la prostitution. Les autorités belges ont même confisqué tous les panneaux au lancement du site, le forçant à fermer ses portes et à déménager hors du royaume.

Sigurd Vedal se défend contre ces accusations. «Nous n'incitons pas à la prostitution, nous mettons des gens en contact. Nous avons le même objectifs que les autres plateformes de rencontres. Nous ne faisons que considérer une composante financière.»

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