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FamilleLes Suisses jugent leur pays peu favorable à la vie familiale

La Confédération doit rapidement offrir de meilleures conditions aux familles, estime Pro Juventute mardi. Sur 100 Suisses interrogés par une fondation allemande, seuls 38 estiment que le pays est favorable à la vie familiale.

Photo d'illustration, Keystone

Selon une étude de la fondation «Stiftung für Zukunftsfragen», relayée par Pro Juventute, la Suisse se hisse à la sixième place parmi les dix pays européens passés en revue. Elle est notamment précédée du Danemark, de l'Espagne, des Pays-Bas et de la Grèce. Un argument de plus, selon l'association, pour voter en faveur d'une politique familiale.

Le scrutin du 3 mars «est l'occasion de poser les jalons» en faveur de conditions-cadres favorables aux familles avec enfants, juge Stephan Oetiker, directeur de Pro Juventute, cité dans le communiqué. Ce nouvel article constitutionnel sur la politique familiale crée la base pour une politique familiale globale.

Il règle en particulier le développement de la garde d'enfants extra-familiale, précise Pro Juventute. Cela permettrait aux particuliers de concilier vie familiale et professionnelle.

Le bien-être de l'enfant au centre

Tout enfant doit pouvoir bénéficier d'une prise en charge familiale et extra-familiale adéquates, indépendamment de l'environnement dans lequel il grandit. «Le bien-être de l'enfant doit être la priorité d'une politique familiale», poursuit le communiqué.

L'article constitutionnel soumis au peuple prévoit que la Confédération et les cantons encouragent les mesures permettant de concilier vie familiale et activité lucrative ou formation. Il mentionne explicitement les structures de jour extra-familiales et parascolaires.

Si les efforts des cantons ou de tiers ne suffisent pas, la Confédération devrait intervenir. L'article autorise aussi cette dernière à légiférer sur les allocations familiales et gérer une caisse fédérale de compensation de ces subsides.

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