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DémocratieLes Suisses réclament plus d'instruction civique

Une majorité de la population souhaite qu'il y ait davantage d'instruction civique dans les écoles, d'après les résultats d'une étude d'un institut de sondage.

Les trois quarts des Suisses souhaitent une meilleure formation dans les écoles afin d'éveiller l'intérêt pour la politique et inclure des discussions sur les votations du moment.

Les trois quarts des Suisses souhaitent une meilleure formation dans les écoles afin d'éveiller l'intérêt pour la politique et inclure des discussions sur les votations du moment.

ARCHIVES, Keystone

Trois quarts des citoyens espèrent qu'une meilleure formation fera augmenter l'intérêt pour la politique.

Cette idée devance largement les autres propositions de réforme de la politique suisse suggérées par des experts, écrivent les auteurs dans leur étude publiée lundi après avoir paru dans plusieurs journaux dominicaux.

D'après le sondage gsf.bern, un tel cours devrait être pratique et politiquement neutre. Il devrait éveiller l'intérêt pour la politique et inclure des discussions sur les votations du moment. Seuls 28% des sondés estiment que l'instruction civique est l'affaire des parents. Et 70% valorisent autant cette branche que les mathématiques.

Les chercheurs proposent qu'une instruction civique soit dispensée aux élèves dès la 7e année, et afin de rendre ces cours attractifs, des supports électroniques et les réseaux sociaux devraient y être utilisés.

Contents du système politique

Sinon, aucun changement majeur n'est réclamé. Une majorité des sondés se satisfait du système politique actuel. Plusieurs réformes proposées par des experts passent à la trappe, comme donner plus de poids aux gros cantons dans le calcul de la majorité des cantons lors des votations ou renforcer la présidence du Conseil fédéral.

Le gouvernement devrait certes mieux communiquer, notamment avant les votations, et «agir de manière résolue et unie» lors de questions importantes. Mais 71% des personnes interrogées estiment qu'il ne faut pas toucher au nombre de conseillers fédéraux.

L'institut de sondage gsf.bern a interrogé téléphoniquement 1011 personnes dans toute la Suisse entre le 12 et le 18 mai dans le cadre de l'étude «Elements pour renforcer le système politique suisse». Les chercheurs ont réalisé l'étude à la demande de la banque Julius Bär.

(ats)

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