18.05.2020 à 14:25

Les Suisses recommencent à se déplacer

Déconfinement

La population retrouve doucement sa mobilité, bien que la situation soit encore loin de celle d'avant la crise, selon Daniel Koch.

Keystone

L'analyse anonymisée des données téléphoniques montre que les mesures prises par le Conseil fédéral ont eu un impact sur la mobilité de la population, a rapporté lundi Daniel Koch, délégué pour le Covid-19 de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), devant la presse à Berne. La mobilité a drastiquement baissé au mois de mars et reprend gentiment.

La gare de Zurich est un bon indicateur, tout comme la place de Milan à Lausanne ou encore la colline du Gurten à Berne. Ces deux derniers lieux sont particulièrement prisés les jours ensoleillés et chauds. Daniel Koch a cependant noté une préférence pour les déplacements en voiture ou en vélo qu'en transports en commun.

La prudence reste de mise

Interrogé sur l'obligation de porter un masque dans les transports publics, comme plus de deux tiers des Suisses le souhaiteraient selon un sondage paru lundi dans les journaux Tamedia, le délégué de l'OFSP a répondu qu'il n'y a pas lieu en l'état de modifier les mesures en vigueur. Si une distance de deux mètres ne peut pas être respectée, il est fortement recommandé de porter un masque.

Pour les longs weekends en perspective, Daniel Koch appelle la population à utiliser son bon sens et à être prudente. «La situation n'est plus aussi drastique qu'à Pâques.» Profiter du soleil est possible, mais il faut continuer à respecter strictement les règles d'hygiène.

Règle adaptée pour les manifs

Daniel Koch a encore annoncé que l'interprétation des règles pour les manifestations avaient été modifiée. Jusque-là interdits, les événements politiques de cinq personnes sont autorisés. «Ça ne résout pas le problème», a-t-il reconnu. «Mais c'est un premier pas.» Le Conseil fédéral pourrait adopter d'autres assouplissements lors de sa prochaine séance.

Tant qu'on n'a pas de vaccin, il faut poursuivre la stratégie d'endiguement de l'épidémie, même si ça restreint nos libertés, a-t-il ajouté. Pour l'heure, il est encore trop tôt pour tirer un bilan des premiers assouplissements, le 27 avril. Mais ça va dans le bons sens. «La population est disciplinée.»

Restaurateurs invités à récolter les données de leurs clients

Revenant sur le fait que les restaurants renoncent apparemment souvent à demander les données de clients, Daniel Koch a encore précisé que cette pratique avait été recommandée surtout dans l'intérêt des tenanciers.

Si un serveur ou un membre du personnel transmet la maladie, il est difficile pour l'établissement de retrouver après coup les clients potentiellement infectés. L'OFSP lui n'a pas besoin de ces données.

(ats)

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