Afghanistan: Les talibans réclament le départ des troupes américaines
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AfghanistanLes talibans réclament le départ des troupes américaines

Joe Biden a indiqué qu’il serait «difficile» de retirer les troupes américaines d’Afghanistan à la date-butoir du 1er mai.

Des soldats de l'armée américaine rentrent chez eux après un déploiement de 9 mois en Afghanistan, le 10 décembre 2020.

Des soldats de l'armée américaine rentrent chez eux après un déploiement de 9 mois en Afghanistan, le 10 décembre 2020.

Getty Images via AFP

Les talibans ont menacé mercredi de «conséquences» si les Etats-Unis ne procédaient pas au retrait de leurs troupes d’Afghanistan à la date-butoir du 1er mai, après que le président Joe Biden a indiqué qu’il serait «difficile» de tenir ce calendrier.

«Les Américains devraient mettre fin à leur occupation conformément à l’accord de Doha et retirer l’ensemble de leurs troupes d’Afghanistan d’ici au 1er mai», a déclaré à l’AFP un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid. «S’ils ne le font pas, pour quelque raison ou prétexte que ce soit, ils seront responsables des conséquences», a-t-il mis en garde.

Retrait total au 1er mai?

Le président américain, Joe Biden, doit décider s’il confirme ou non le retrait total d’ici au 1er mai des troupes américaines encore déployées en Afghanistan, conformément à l’accord signé en février 2020 à Doha avec les insurgés.

En échange, les talibans s’étaient engagés à participer à des pourparlers de paix avec le gouvernement afghan, qui ont commencé en septembre dans la capitale qatarie, mais n’ont pour l’heure débouché sur aucune avancée significative.

Joe Biden est favorable au départ des troupes américaines, mais certains hauts responsables américains craignent qu’un retrait précipité ne plonge l’Afghanistan dans le chaos.

L’administration Biden a accusé les talibans de ne pas respecter l’accord de Doha, en étant responsables de l’augmentation des violences au cours des derniers mois et en n’ayant pas rompu tout lien avec les organisations terroristes comme Al-Qaïda.

Les talibans estiment au contraire avoir tenu leurs engagements en s’abstenant d’attaquer les contingents étrangers, et restent inflexibles sur la date du 1er mai.

Joe Biden a estimé mercredi dans un entretien avec la chaîne américaine ABC qu’il était possible mais «difficile» de tenir le calendrier du 1er mai, regrettant que l’accord de Doha n’ait pas été négocié de manière «très solide» par l’ancien président américain, Donald Trump.

(AFP)

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