Afghanistan – Les talibans veulent de «bonnes relations» avec le reste du monde 

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AfghanistanLes talibans veulent de «bonnes relations» avec le reste du monde

Le Premier ministre taliban Mohammad Hassan Akhund, qui n’est toujours pas apparu en public depuis sa nomination en septembre, s’est exprimé dans un message audio samedi.

Le mollah Akhund a été critiqué ces derniers temps sur les réseaux sociaux afghans pour son silence prolongé, alors que le pays fait face à une crise économique.

Le mollah Akhund a été critiqué ces derniers temps sur les réseaux sociaux afghans pour son silence prolongé, alors que le pays fait face à une crise économique.

AFP

Les talibans afghans veulent des «bonnes relations» avec tous les autres pays et n’interféreront jamais dans leurs affaires, a déclaré samedi soir leur Premier ministre dans son premier discours à la nation.

Diffusé à la télévision

Mohammad Hassan Akhund s’est exprimé dans un message audio de près d’une demi-heure diffusé sur la télévision publique RTA, quelques jours avant la reprise de négociations entre son gouvernement et des représentants américains à Doha (Qatar).

Le Premier ministre taliban n’est toujours pas apparu en public depuis qu’il a été nommé Premier ministre le 7 septembre, tout comme le chef suprême du mouvement, le mollah Hibatullah Akhundzada, invisible depuis la reprise du pays par les islamistes à la mi-août.

«Je veux assurer tous les pays (étrangers) que nous n’interférerons jamais dans leurs affaires internes» et que «nous voulons de bonnes relations avec eux», y compris au niveau économique, a déclaré dans son message le mollah Akhund, critiqué ces derniers temps sur les réseaux sociaux locaux pour son silence prolongé alors que le pays se débat avec une grave crise économique.

Economie à genoux

Les talibans sont revenus au pouvoir à la mi-août à la faveur du retrait militaire des Occidentaux, et de l’effondrement du gouvernement afghan soutenus par ces derniers, après vingt ans de guerre sanglante.

Un «Taliban tour» dans les ruines de la CIA

Les islamistes fondamentalistes avaient été chassé du pouvoir à la fin 2001 par une coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis qui les avait punis d’avoir hébergé des leaders d’Al-Qaïda, auteurs des attentats du 11-Septembre quelques mois plus tôt.

Après le retour au pouvoir des talibans en août dernier, Washington a gelé les avoirs de la banque centrale afghane, et la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont suspendu leurs aides à Kaboul.

L’économie afghane, déjà l’une des plus démunies du monde, minée par 40 ans de guerre, plus de récentes sécheresses, et jusque là portée à bout de bras par l’aide internationale, est en chute libre, et le pays au bord de la catastrophe humanitaire selon l’ONU.

Le prix de la drogue a triplé depuis le retour des talibans au pouvoir

Négociations en vue

A Doha, les talibans devraient de nouveau réclamer la levée de ces sanctions, et la reprise de l’aide internationale pour éviter une flambée de misère et de famine cet hiver parmi les quelque 40 millions d’Afghans.

Washington réclame de son côté aux islamistes afghans de lutter fermement contre le terrorisme, et donc de ne plus héberger de groupes susceptibles d’attaquer l’Amérique comme en 2001.

Les Américains veulent également qu’ils diversifient leur gouvernement et respectent mieux les droits des minorités et ceux des femmes et des filles, en partie privées d’éducation et d’emploi depuis leur retour au pouvoir.

(AFP)

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