Aéroport d'Orly: Les témoins de l'attaque sont sous le choc
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Aéroport d'OrlyLes témoins de l'attaque sont sous le choc

L'attaque contre une militaire a eu lieu au premier étage du terminal sud d'Orly, avant les contrôles de sécurité. Des témoins racontent.

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Deux hommes suspectés d'avoir participé à l'attaque de l'aéroport d'Orly, en aidant le tireur, ont été mis en examen. (Samedi 25 mars 2017)

Deux hommes suspectés d'avoir participé à l'attaque de l'aéroport d'Orly, en aidant le tireur, ont été mis en examen. (Samedi 25 mars 2017)

AFP
Les caméras de surveillance ont filmé le moment où l'assaillant a tenté de s'emparer de l'arme d'une militaire à l'aéroport d'Orly samedi dernier. (lundi 20 mars 2017)

Les caméras de surveillance ont filmé le moment où l'assaillant a tenté de s'emparer de l'arme d'une militaire à l'aéroport d'Orly samedi dernier. (lundi 20 mars 2017)

AFP
Le père de l'assaillant doute que son fils soit un terroriste. (Dimanche 19 mars 2017)

Le père de l'assaillant doute que son fils soit un terroriste. (Dimanche 19 mars 2017)

AFP

Un assaillant qui prend en otage une militaire par le cou, des magasins qui ferment leurs rideaux instantanément, des valises abandonnées en plein aéroport: les témoins qui ont assisté à l'attaque samedi matin à l'aéroport d'Orly décrivent une scène intense qui n'a duré que quelques minutes.

«J'ai entendu des éclats de voix et j'ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne», déclare ce témoin qui devait prendre un avion avec son épouse pour la République dominicaine quand il a vu au premier étage de l'aérogare «un homme qui tenait en otage une militaire»: «il la tenait par le cou et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme» qu'il tentait d'arracher.

Il comprend que c'est «sérieux». «Alors on s'est éloigné et en descendant les escaliers, j'ai entendu des coups de feu».

Un autre témoin, qui devait prendre un vol pour l'Algérie avec ses parents et sa soeur, confirme que tout s'est passé très vite. Il se trouvait au «dépôt bagages» au rez-de-chaussée de l'aéroport, quand il a entendu des coups de feu.

L'attaque a eu lieu au premier étage du terminal sud d'Orly, dans la zone publique de l'aéroport avant les contrôles de sécurité.

«Le personnel nous a priés de partir. On a laissé les bagages et on s'est mis à l'abri plus loin» tandis que les «magasins fermaient leurs rideaux», poursuit cet autre témoin. Lui et sa famille ne sont restés que «cinq minutes après les coups de feu». Mais, confie-t-il, «tout de suite on a pensé à un attentat».

Il songeait à «un film»

«Les gens ne comprenaient pas trop», explique-t-il. Sa mère en fauteuil roulant n'a pas été bousculée malgré l'évacuation de l'aéroport. Enveloppée dans une couverture de survie dorée, cette dame attendait patiemment, retranchée avec d'autres passagers derrière le cordon de sécurité, devant l'aérogare, sous la pluie.

Un agent d'escale de la Royal Air Maroc a cru, lui, que «c'était soit un film soit un exercice d'entraînement». Il se trouvait au rez-de-chaussée lorsque les coups de feu ont retenti. «C'était la panique générale, les gens couraient de partout».

«Dans la cohue, j'ai essayé de rassurer un peu les voyageurs. Pendant dix minutes, on a dû se débrouiller un peu seuls. Il n'y avait que quelques policiers autour de nous», raconte-t-il.

Scènes de chaos

L'aéroport a ensuite été entièrement évacué. Devant les terminaux, des files de voitures se sont formées tandis que des centaines de passagers désorientés évoluaient au milieu des véhicules, traînant leurs valises à roulettes derrière eux. De nombreux véhicules de pompiers et de la police étaient sur place, ainsi que la Croix-Rouge.

Des bouchons monstres se sont formés sur la voie rapide qui mène jusqu'à l'aéroport, les passagers descendant de voiture en quête d'explications.

(ats)

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