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Chambre hauteLes Thurgoviens ont élu leur première femme au Conseil des Etats

Pour la première fois, les électeurs de Thurgovie ont élu une femme au Conseil des Etats. Brigitte Häberli-Koller (PDC) a clairement remporté dimanche le duel qui l’opposait au candidat PLR Max Vögeli.

Brigitte Häberli-Koller (PDC) en compagnie de Roland Eberle (UDC), élu au premier tour.

Brigitte Häberli-Koller (PDC) en compagnie de Roland Eberle (UDC), élu au premier tour.

Keystone

La conseillère nationale thurgovienne Brigitte Häberli-Koller (PDC) entre au Conseil des Etats. Elle a clairement remporté dimanche la course qui l’opposait au candidat PLR Max Vögeli. Elle défend le siège PDC à la Chambre des cantons et devient la première femme à y représenter la Thurgovie.

Brigitte Häberli-Koller a obtenu 26’777 voix lors du deuxième tour, a indiqué la Chancellerie cantonale. Elle a largement devancé le maire de Weinfelden et député au parlement cantonal Max Vögeli (18’348 voix). La participation a atteint 30,58%.

La conseillère nationale de 53 ans s’est réjouie de ce score très clair. «Mon bon résultat est peut-être à attribuer à ma promesse de m’engager entièrement pour le canton de Thurgovie» à Berne, a-t-elle analysé.

S’il avait été élu au Conseil des Etats, Max Vögeli, 54 ans, serait resté maire de Weinfelden. Il a été très critiqué en raison de ce double mandat qu’il visait.

PLR plus représenté à Berne

Le soutien de l’UDC, qui avait appelé ses électeurs à voter pour le candidat libéral-radical, ne lui a pas servi. L’autre fauteuil du canton au Conseil des Etats sera occupé par le démocrate du centre Roland Eberle, élu au premier tour.

Le PLR thurgovien ne sera plus représenté aux Chambres fédérales lors de la nouvelle législature. Le 23 octobre, il a perdu l’unique siège qu’il occupait au Conseil national.

Un lourd handicap

L’élection de Brigitte Häberli-Koller, qui a passé huit ans au Conseil national, permet à son collègue de parti Christian Lohr, premier vient-ensuite le 23 octobre, d’entrer à la Chambre du peuple. Le politicien et journaliste de 49 ans est né avec de graves malformations en raison d’un médicament, le Contergan.

Il n’a pas de bras et des jambes tronquées. Il se déplace en chaise roulante et peut écrire avec le pied droit. Il y a deux ans, Christian Lohr a présidé le Parlement cantonal thurgovien.

Concernant son handicap, il écrit sur son site internet qu’il ne se «laisse pas arrêter par des soi-disant obstacles». Sa vie a certes été marquée par son handicap, mais celui-ci est normal à ses yeux. Christian Lohr veut sensibiliser la société au fait «que nous sommes tous des personnes avec des particularités et des compétences».

Le Contergan, à base d’une substance appelée thalidomide, était utilisé comme tranquillisant. Des milliers de femmes traitées avec ce médicament ont donné naissance à des bébés malformés. Le scandale a éclaté au début des années 1960.

Publié le 13 novembre 2011

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