Actualisé 17.08.2018 à 12:01

GastronomieLes toques ne tournent plus à Bienne

Changer de chef tous les deux mois, c’est un concept culinaire qui n’a pas fait long feu à la Villa Lindenegg de Bienne.

von
Vincent Donzé
La Villa Lindenegg de Bienne.

La Villa Lindenegg de Bienne.

Philippe Maeder

La clientèle a répondu présent, mais l’organisation s’est révélée trop compliquée en cuisine: à la Villa Lindenegg de Bienne, une demeure municipale. Lancé au début de l’été, le projet de restaurant éphémère n’aura pas tenu une saison.

Changer de toque tous les deux mois, avec une rocade de jeunes chefs aux fourneaux: l’idée était pourtant séduisante. Après avoir succédé à Gabriel Heintjes qui a inauguré le concept, le chef cubain Pedro Cisnero Chacon n’a pas de successeur.

Cuisines à rénover

Avec l’arrêt prématuré de l’expérience, la prochaine étape consistera comme prévu à rénover les cuisines de l’établissement, dès février prochain. D’ici là, le bar et l’hôtel resteront ouverts et des événements culinaires et culturels ponctuels ne sont pas exclus. Ancienne résidence pour les hôtes des autorités, la Villa Lindenegg est nichée dans un coin de verdure proche du centre, à l’arrière la mairie.

«Parfois, ça ne marche pas comme prévu», indiquent les responsables sur le site internet de la villa. Le problème était qu’en trois jours, le défi était grand pour le personnel appelé à changer de chef et à s’adapter à une nouvelle carte, tant à la cuisine qu’en salle et en terrasse. Il s’agissait aussi de modifier l’approvisionnement et d’assurer la communication... Une tâche d'autant plus rude que de deux mois, on était passé à un mois par chef!

Le «Pop-up Lindenegg» était initié par les trois fondateurs des First Friday, une formule qui permet aux commerçants de la vieille-ville d’animer leur boutique chaque premier vendredi du mois, avec une patente globale d’alcool à disposition de chacun. À la Lindenegg, le projet Pop-up était guidé par le cuisinier seelandais Philippe Berthoud, qui a jeté l’éponge après deux mois d’exploitation, faute de temps, après l’apparition de divergences sur le concept gastronomique.

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