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AviationLes transports aériens français vont débrayer lundi

Les syndicats de l'aérien, fortement opposés à une proposition de loi encadrant davantage les conflits, ont lancé un large appel à la grève de lundi à jeudi, notamment auprès des pilotes et hôtesses ou stewards.

Air France prévoit néanmoins d'assurer 80% de ses vols court et moyens-courriers ainsi que 85% de ses vols longs-courriers.

Air France prévoit néanmoins d'assurer 80% de ses vols court et moyens-courriers ainsi que 85% de ses vols longs-courriers.

AFP

Le principal syndicat de pilotes, le SNPL, les syndicats Unac, SNPNC et Unsa d'hôtesses, ainsi que les fédérations FO, CFDT, Unsa et CGT de l'aérien appellent les personnels des compagnies et de leurs prestataires (agents en escale, avitailleurs, bagagistes, etc.) à se mobiliser.

Air France prévoit néanmoins d'assurer 80% de ses vols court et moyens-courriers ainsi que 85% de ses vols longs-courriers. Toutefois la compagnie avertit que ces pourcentages veut être revus en fonction du nombre de personnels qui se présenteront au travail, ceux-ci n'étant pas contraints de se déclarer grévistes.

Le conflit s'impose

Pour sa part, easyJet déclare «ne pas prévoir de perturbations majeures sur ses vols au départ ou à destination des aéroports français», malgré l'appel à la grève.

«Nous appelons à la grève, du 6 au 9 février inclus, dans toutes les compagnies aériennes françaises, en métropole et hors métropole», a indiqué vendredi soir à l'AFP Yves Deshayes.

«Le gouvernement a choisi de passer en force, nous n'avons pas d'autre choix aujourd'hui que d'entrer en conflit», a-t-il ajouté en faisant état d'un rendez-vous avec le gouvernement cette semaine et d'«une fin de non-recevoir sur nos préoccupations».

Le SNPL a précisé que parmi les personnels au sol certains feraient grève et que d'autres seraient «dans l'action via d'autres moyens» comme des rassemblements.

La proposition de loi du député UMP Eric Diard a été adoptée en première lecture le 24 janvier à l'Assemblée et saluée par le ministre des Transports Thierry Mariani comme un progrès pour «le droit des passagers».

48 heures à l'avance

Le texte prévoit notamment d'imposer aux grévistes l'obligation de se déclarer individuellement 48 heures à l'avance, une mesure jugée «inacceptable» par les syndicats qui y voient une atteinte au droit de grève. Il prévoit aussi un devoir d'information pour les compagnies avec des prévisions de trafic 24 heures à l'avance.

Ce texte est inspiré de ce qui existe dans les transports terrestres depuis 2007, notamment à la SNCF et la RATP où il n'y a pas de service minimum à proprement parler (pas de réquisitions possibles) mais un service optimisé grâce à une organisation en amont des moyens humains disponibles.

Là, il s'appliquerait au secteur privé, où il n'y a ni monopole, ni obligation de service public, à l'exception de quelques dessertes (Corse, Dom-Tom).

(AFP)

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