Genève: Les travaux de la plage des Eaux-Vives ont enfin débuté
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GenèveLes travaux de la plage des Eaux-Vives ont enfin débuté

Ce projet pour lequel le canton investit 61,5 millions de francs offrira dès l'été 2019 une nouvelle zone de baignade de 500 mètres de long et un port.

Une image de synthèse de la future plage.

Une image de synthèse de la future plage.

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Les ouvriers sont à pied d'oeuvre et les accès au chantier sur cet axe routier important ont déjà été créés. L'objectif est de mener ces travaux à un rythme soutenu et de limiter leur impact sur la population, selon le Département de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA).

Ce chantier permettra de prolonger la plage de sable de Baby-Plage par quatre anses en galets. La nouvelle grève sera créée sur le lac avec des remblais provenant de chantiers du canton. La plage disposera de vestiaires, de sanitaires et d'une buvette. Elle sera longée par un parc de 65 mètres de large bordé par une roselière.

Un plan d'eau séparera ce nouvel espace du quai existant. Au bout de la zone baignade, un port public accueillera 230 places d'amarrage et 220 dériveurs, qui encombrent actuellement les quais. Une maison des pêcheurs permettra aux professionnels de disposer d'outils de travail performants. Une écloserie complétera cet espace pêche. En parallèle, la Société Nautique de Genève (SGN) agrandira son port de 600 à 1000 places et construira un bâtiment des sports pour la voile et l'aviron, notamment. Le projet de la SGN se monte à 29 millions de francs. Il sera mené en collaboration avec l'Etat afin d'assurer une unité esthétique, assurent les deux partenaires.

Fouilles archéologiques

Lancée en 2008 par l'ancien conseiller d'Etat écologiste Robert Cramer, la plage des Eaux-Vives est longtemps restée à l'état de projet. Ce dernier avait capoté devant la justice, en 2013, après un recours du WWF. L'organisation s'opposait aux remblais prévus dans le lac. Le projet avait été revu pour diminuer la quantité de remblais nécessaire.

Vendredi, le chef du DETA Luc Barthassat, s'est réjoui de «l'une des plus belles réalisations de la législature«. L'Etat ne s'attend pas à des écueils particuliers pour ce chantier, même si «le risque zéro n'existe pas», selon Franck Pidoux, chef de projet au service du lac, de la renaturation des cours d'eau et de la pêche. Des fouilles archéologiques lacustres ont déjà nécessité quelques aménagements.

Tasser le sol

La baignade devrait donc être possible dès l'été 2019, mais tout ne sera pas terminé à ce moment. Il faudra attendre l'été suivant pour que tous les aménagements soient terminés. En effet, une fois les remblais posés, il faut que le sol se tasse avant d'installer d'autres constructions et de planter des arbres.

(ATS)

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