Publié

Hautes écolesLes trois quarts des étudiants ont un job d'appoint

Le nombre d'étudiants ayant un travail a légèrement baissé en 2013 (75%) par rapport à 2005 (78%). Les stages rémunérés, effectués par 9% des étudiants, sont comptés parmi ces activités.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION

Trois quarts des étudiants exercent une activité rémunérée parallèlement à leurs études. En 2013, les revenus de cette activité représentaient en moyenne près de 40% de leurs ressources, a indiqué ce jeudi 26 février l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Les étudiants disposaient ainsi d'un revenu médian de 2000 francs par mois, alors que les coûts de leurs études s'élevaient en moyenne à 1321 francs par semestre. Ces chiffres résultent de l'enquête 2013 sur la situation sociale et économique des étudiants, réalisée pour la troisième fois par l'OFS après celles de 2005 et 2009.

Le nombre d'étudiants ayant un travail a légèrement baissé en 2013 (75%) par rapport à 2005 (78%). Les stages rémunérés, effectués par 9% des étudiants, sont comptés parmi ces activités.

Ceux qui n'exercent pas d'activité rémunérée invoquent le plus souvent la charge d'études élevée comme raison (72%). La deuxième raison est le fait de ne pas en avoir besoin (38%).

Davantage dans les HES et HEP

Dans les Hautes écoles universitaires (HEU), 72% des étudiants exerçaient une activité rémunérée en 2013, contre 79% dans les Hautes écoles spécialisées (HES) et 84% dans les Hautes écoles pédagogiques (HEP).

Beaucoup d'étudiants exercent une activité qui ne nécessite pas de formation spécifique (HEU: 46%, HES: 25%, HEP: 41%). Ceux des HES sont moins nombreux à avoir de tels emplois parce que la majorité d'entre eux (58%) ont déjà achevé une formation professionnelle ou sont titulaires d'un diplôme d«une haute école lorsqu'ils commencent leurs études (HEU: 11%, HEP: 25%).

La moitié des étudiants disposent de ressources mensuelles comprises entre 1485 et 2850 francs. Par rapport à 2005, les ressources médianes corrigées de l'inflation ont légèrement progressé en 2013, de 1867 à 2000 francs.

La famille contribue pour 50%

Un peu plus de la moitié des ressources proviennent de leur famille (51%), 39% de leur activité rémunérée, 5% de subsides d'études (bourses, prêts) et les 5% restants d'autres sources. Parmi les étudiants bénéficiaires d'un subside, 84% ont obtenu une bourse, 9% une bourse et un prêt, et 7% un prêt. Ces subsides procurent à leurs bénéficiaires 40% de leurs ressources.

La majorité des étudiants (61%) ne vivent pas chez leurs parents pendant les semestres d'études. Si l'on compare ces étudiants avec ceux de 28 autres pays européens, on constate que le revenu de leur activité rémunérée représente en Suisse une part plus grande de leurs ressources, tandis que les subsides d«études des pouvoirs publics sont proportionnellement plus faibles, note l'OFS.

Stabilité des coûts

Les coûts des études s'élevaient à 1321 francs en moyenne par semestre en 2013 et sont restés stables par rapport à 2005 (1296.-). Cette stabilité est le résultat de deux tendances opposées: les taxes d'études ont augmenté par rapport à 2005, tandis que les autres frais, occasionnés par exemple par l'achat de livres et de matériel, ont diminué.

Les étudiants sont proportionnellement plus nombreux (15%) que la population totale du même âge (8%) à dire qu'ils ne peuvent pas se payer une semaine de vacances par an loin de la maison. Par ailleurs, 37% des étudiants ne seraient pas en mesure de faire face dans un délai d'un mois à une facture imprévue de 2000 francs au moyen de leurs propres ressources, contre 20% de la population.

Environ 17% des étudiants font état de grandes ou très grandes difficultés financières. En comparaison internationale, la Suisse compte parmi les cinq pays dont les étudiants disent le plus rarement connaître d'assez grandes difficultés financières.

Mixité sociale

En 2013, 43% des étudiants étaient issus de familles dont un des parents est diplômé d'une haute école. Si cette proportion atteint 52% dans les HEU, elle est plus faible dans les HES (32%) et dans les HEP (29%). La part des étudiants dont les parents ont tout au plus une formation professionnelle initiale s'élève à 35% dans les HEP, à 33% dans les HES et à 23% dans les HEU.

Enfin, 32% des étudiants s'intéressent à un séjour d'études d'au moins un semestre dans une autre haute école, en préparent un ou en ont déjà effectué un. Parmi ceux qui accomplissent un séjour d«études à l'étranger, 57% partent dans le cadre d'Erasmus ou d'un autre programme de l'Union européenne.

(ats)

Votre opinion