17.11.2014 à 06:14

Les Verts fustigent Ecopop et dénoncent des politiques publiques

Votations du 30 novembre

Ecopop se trompe de cible, assure Adèle Thorens, coprésidente des Verts. Elle estime que «la fermeture des frontières n'est pas une solution» et qu'Ecopop «envoie un signal de discrimination des étrangers».

L'initiative Ecopop se trompe de cible, assure Adèle Thorens, coprésidente des Verts.

L'initiative Ecopop se trompe de cible, assure Adèle Thorens, coprésidente des Verts.

ARCHIVES, Keystone

«Il n'y pas de problème de surpopulation, mais plutôt une concentration de la population dans certaines régions, qui découle d'une surchauffe de la croissance économique», dit-elle dans une interview au quotidien fribourgeois La Liberté.

Cette surchauffe résulte elle-même «de politiques fiscales et d'aménagement du territoire très agressives de collectivités publiques, dans le but d’engranger un maximum de recettes fiscales», dénonce Adèle Thorens dans l'édition du lundi 17 novembre du quotidien. «Or ces autorités se retrouvent parfois dépassées par leur succès.»

Selon la Vaudoise, cette situation entraîne alors ces conséquences néfastes sur la qualité de vie pointées par l'initiative: «un marché du logement sec, comme à Genève, des autoroutes saturées, des trains bondés». Le texte d'Ecopop est soumis au vote le 30 novembre.

Il faut «stopper le dumping territorial qui veut que les communes se dotent de zones à bâtir surdimensionnées dans l'espoir d'attirer le maximum d'habitants», martèle Adèle Thorens. La coprésidente des Verts estime ce développement «ni équilibré, ni équitable», ajoutant toutefois que «la fermeture des frontières n'est pas une solution» et qu'Ecopop «envoie un signal de discrimination des étrangers».

Les Verts travaillent sur un projet s'attelant à éliminer à ce «dumping territorial» dans le cadre de la nouvelle loi fédérale sur l'aménagement du territoire, acceptée par le peuple en votation, rappelle-t-elle.

Pour mémoire, l'initiative Ecopop veut limiter la croissance annuelle de la population due à l'immigration à 0,2% sur une moyenne de trois ans. Le texte exige en outre que 10% des fonds de l'aide au développement, soit environ 150 millions de francs par an, aillent au contrôle des naissances dans les pays pauvres.

(ats)

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