20.06.2020 à 03:53

PolitiqueLes Verts n’ont pas renoncé au Conseil fédéral, avertit Glättli

«Nous devons être prêts si quelqu’un se retire du Conseil fédéral», a prévenu le conseiller national zurichois.

Le conseiller national zurichois Balthasar Glättli est le seul candidat en lice pour la présidence du parti des Verts (archives).

Le conseiller national zurichois Balthasar Glättli est le seul candidat en lice pour la présidence du parti des Verts (archives).

Keystone

Les Verts n’ont pas renoncé à leur projet d’avoir un siège au Conseil fédéral, avertit samedi dans la presse Balthasar Glättli, seul candidat en lice pour la présidence du parti. «Nous évaluerons nos chances à chaque opportunité qui se présente», assure-t-il.

«Nous devons être prêts si quelqu’un se retire du Conseil fédéral, même si je doute qu’il y ait une vacance durant cette législature», déclare Balthasar Glättli dans un entretien diffusé par «Le Temps» et les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia.

Pour cela, le parti doit «ébaucher plusieurs scénarios, préparer différents candidats», souligne le conseiller national zurichois. S'il affirme ne pas vouloir du poste, il rêve cependant «d’être le président vert qui installera le premier ou plutôt la première conseillère fédérale verte».

Il rejette l’idée que la formation écologiste est devenu un parti comme les autres. «Nous devons distinguer l’activité parlementaire et l’âme du parti. Notre but ultime n’est pas de faire passer la loi sur le CO2, mais de sortir des énergies fossiles […] comme force parlementaire, nous devons agir pas à pas».

Röstigraben du Covid-19

L’élu de 48 ans redoute que la crise liée au nouveau coronavirus ne fasse perdre «cinq à dix ans» à la cause climatique. «Nous devons faire tout ce que l’on peut politiquement pour éviter que des investissements soient faits dans la mauvaise direction. Si notre terre était une entreprise, tout le monde se bousculerait pour la sauver», explique-t-il.

Il craint également que le Covid-19, qui «est beaucoup plus inscrit dans la mémoire collective en Suisse romande», éloigne les Romands et les Alémaniques. Comme pour la plupart des Alémaniques, «je ne connais personne qui a eu le Covid-19», remarque-t-il. Les Alémaniques «qui n’ont pas discuté avec des Romands ou des Tessinois ont moins bien compris les décisions du Conseil fédéral».

Le renouvellement de la présidence du parti écologiste aurait dû avoir lieu à la fin mars, mais il a été reporté à cause des mesures de restrictions liées au nouveau coronavirus. L’élection doit avoir lieu samedi lors d’une assemblée de délégués en ligne.

(ats)

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