07.08.2013 à 06:46

Etats-UnisLes victimes témoignent face au tueur de Fort Hood

Défiant Nidal Hasan, Alonzo Lunsford a décrit mardi à l'ouverture du procès de l'ex-psychiatre de l'armée américaine comment il avait survécu à la fusillade de Fort Hood au Texas en 2009.

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L'ex-psychiatre de l'armée américaine Nidal Hasan, accusé d'avoir tué 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood (Texas, sud) en 2009, a été reconnu coupable vendredi de tous les chefs d'accusation pesant contre lui, dont celui d'assassinat. (23 août 2013)

L'ex-psychiatre de l'armée américaine Nidal Hasan, accusé d'avoir tué 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood (Texas, sud) en 2009, a été reconnu coupable vendredi de tous les chefs d'accusation pesant contre lui, dont celui d'assassinat. (23 août 2013)

Reuters
Nidal Hasan face à la justice. Il avait tué 13 personnes en 2009 sur la base militaire américaine de Fort Hood. (Mardi 6 août 2013)

Nidal Hasan face à la justice. Il avait tué 13 personnes en 2009 sur la base militaire américaine de Fort Hood. (Mardi 6 août 2013)

Reuters
Le Colonel Tara Osborn va présider la cour martiale. (Mardi 6 août 2013)

Le Colonel Tara Osborn va présider la cour martiale. (Mardi 6 août 2013)

Reuters

Les victimes de la tuerie de Fort Hood, au Texas, en 2009, témoignent face à l'auteur, l'ancien psychiatre Nidal Hasan.

Le sergent-chef aujourd'hui retraité était la première victime à témoigner lors du premier jour du procès.

Nidal Hasan est accusé d'avoir tué 13 personnes et d'en avoir blessé 32 autres en novembre 2009 sur la base militaire de Fort Hood, au Texas.

Alonzo Lunsford a montré les sept parties de son corps dans lesquelles Nidal Hasan a tiré.

Discussion évoquée auparavant

Michelle Harper, une civile qui travaillait sur la base au moment de la fusillade, s'est elle cachée sous un bureau quand les coups de feu ont éclaté, a-t-elle dit. Dans l'enregistrement du coup de fil qu'elle passe alors aux secours, diffusé mardi, des coups de feu sont entendus quand elle gémit «faites vite, je vous en prie».

Nidal Hasan, qui a obtenu le droit de se défendre lui-même lors de son procès devant la cour martiale, a revendiqué son geste dès l'ouverture du procès. «Le 5 novembre 2009, 13 soldats américains ont été tués et de nombreux autres blessés. Les preuves vont clairement montrer que je suis le tireur», a-t-il affirmé dans une courte déclaration.

Né de parents palestiniens, Nidal Hasan, 42 ans, devenu paraplégique à la suite de la fusillade, encourt la peine de mort s'il est reconnu coupable. Le code militaire lui interdit de plaider coupable et l'ancien psychiatre à la barbe très importante va tenter de convaincre les 13 jurés militaires qu'il ne mérite pas la peine de mort.

Critique récente

La fusillade de novembre 2009 est la pire jamais intervenue sur une base militaire américaine dans l'histoire du pays. Le haut commandement de l'armée avait été soumis à d'intenses critiques pour avoir ignoré des signes avant-coureurs dans le comportement de Nidal Hasan.

L'accusé avait avant son procès déclaré avoir commis cet acte pour défendre ses frères musulmans contre une guerre «illégale» en Afghanistan.

La juge militaire Tara Osborn a interdit à Nidal Hasan et à l'accusation d'évoquer le «terrorisme» comme motif de la fusillade.

(ats)

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