Actualisé 16.06.2020 à 13:43

Les virus hautement contagieux seront étudiés à Berne

Santé

La capitale fédérale abrite désormais un laboratoire de sécurité biologique. Des chercheurs y étudieront les agents pathogènes dans des conditions de sécurité draconiennes.

Un laboratoire de sécurité biologique unique en Suisse a ouvert mardi ses portes à Berne. Ce laboratoire de l'Institut des maladies infectieuses de l'Université de Berne permet d'étudier des virus hautement contagieux comme le Sars-Cov-2 pour lesquels il n'y a pas de vaccins.

Le nouveau laboratoire de sécurité biologique est classé de niveau de protection 3 (Biosafety Level / BSL- 3). Cela signifie que les chercheurs étudient les agents pathogènes humains dans des conditions de sécurité draconiennes.

Tuberculose et Sars-Cov-2

Le laboratoire BSL-3 dispose d'une zone spéciale pour y travailler avec des échantillons suspects de patients. Toutefois, les études portent principalement sur les agents pathogènes de la tuberculose ou, à l'avenir, sur le Sars-Cov-2, ont indiqué mardi l'Université de Berne et l'Institut suisse pour la médecine translationnelle et entrepreneuriat (sitem-insel).

«La particularité de notre laboratoire réside dans le fait que nous pouvons non seulement dépister le nouveau coronavirus mais également faire des cultures afin de voir par exemple si un patient est encore contagieux après plusieurs semaines», explique Peter Keller, directeur de l'innovation et du développement à l'Institut des maladies infectieuses cité dans le communiqué.

Équipement de protection

Plusieurs projets de recherche bernois traitant notamment de l'immunité dans le cadre du Sars-Cov-2 et ses conséquences sur les vaisseaux sanguins et les organes sont ainsi prévus. Ce laboratoire est aussi mis à disposition d' utilisateurs externes. Les personnes qui y travaillent doivent revêtir un équipement de protection.

Malgré la crise liée au Covid-19, le laboratoire intégré au bâtiment du sitem-insel a pu être mis en service comme prévu. L'objectif de ce projet est de faciliter le transfert des découvertes faites en laboratoire vers des applications cliniques pour les patients.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!