Économie - L’Europe a renoué avec une croissance forte au printemps
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ÉconomieL’Europe a renoué avec une croissance forte au printemps

L’embellie sur le front de la croissance s’est répercutée sur le marché de l’emploi, où le taux de chômage a reculé en juin, pour toucher 7,1% de la population active de l’UE.

Au printemps, l’économie européenne a retrouvé le chemin de la croissance.

Au printemps, l’économie européenne a retrouvé le chemin de la croissance.

Photo d’illustration/AFP

L’économie européenne a retrouvé le chemin de la croissance au printemps, profitant des progrès de la vaccination contre le Covid-19 et d’une levée progressive des restrictions sanitaires, selon des chiffres publiés vendredi par Eurostat. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a rebondi de 2% au deuxième trimestre par rapport au précédent, après deux baisses trimestrielles consécutives, a annoncé l’office européen des statistiques. Pour l’ensemble de l’Union européenne, la hausse a atteint 1,9%. Parmi les grands pays, la France a enregistré la moins bonne performance (+0,9%), derrière l’Espagne (+2,8%), l’Italie (+2,7%) et l’Allemagne (+1,5%).

Au premier trimestre, le PIB de la zone euro avait baissé de 0,3%, après une baisse de 0,6% sur les trois derniers mois de 2020. Les experts s’attendaient à ce fort rebond sur la période avril-juin, grâce à la levée progressive des restrictions sanitaires qui avaient freiné l’activité notamment dans les transports, l’hôtellerie-restauration et le tourisme.

Emploi

L’embellie sur le front de la croissance s’est répercutée sur le marché de l’emploi. Le taux de chômage de la zone euro a nettement reculé en juin, touchant 7,7% de la population active, après 8% en mai. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le chômage a baissé de 0,2 point sur un mois à 7,1%. Quelque 14,9 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’UE en juin, dont 12,5 millions dans la zone euro.

Seule ombre au tableau, le taux d’inflation annuel en zone euro a augmenté en juillet, à 2,2%, dépassant l’objectif de 2% de la BCE, alors que la hausse des prix à la consommation inquiète les investisseurs. Ces tensions sur les prix font craindre aux marchés financiers une remontée des taux d’intérêt. Mais la Banque centrale européenne comme le Fonds monétaire international (FMI) et de nombreux experts jugent cette hausse de l’inflation «temporaire».

«La reprise de l’économie de la zone euro est en bonne voie», avait déclaré la semaine dernière la présidente de la BCE, Christine Lagarde, tout en s’inquiétant d’une possible quatrième vague qui pourrait donner un nouveau coup de frein justifiant le maintien d’une politique monétaire accommodante. La pandémie «continue de jeter une ombre» car «le variant Delta constitue une source croissante d’incertitude», avait-elle ajouté. La BCE n’anticipe pas de hausse de ses taux historiquement bas tant que l’inflation ne dépassera pas «durablement» les 2%.

(AFP)

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