Football - L’Europe est grenat
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Deux buts peuvent dire beaucoup de choses, et ouvrir des portes. Ceux inscrits par Servette (avant le 1-3 anecdotique) samedi à Vaduz racontent tout.

par
Florian Vaney, Vaduz

Deux buts peuvent en dire des choses, et en ouvrir des portes. Ceux inscrits par Servette (avant le 1-3 anecdotique de la 93e) samedi à Vaduz racontent tout.

Dans le premier, il y a la rupture avec le passé et les événements récents. Cette spirale négative dans laquelle étaient engouffrés les Grenat qui faisait résonner mieux que jamais chacun de leurs défauts. Leur difficulté à profiter de leurs occasions, qui fait remonter à la surface la question du buteur providentiel prétendument manquant dans l'effectif genevois. Leurs lacunes en début de match, une énième fois illustrée en semaine face à Lausanne. Leur fragilité mentale, thème d’actualité pour évoquer les maux dont souffrait Servette ces derniers jours.

Tout cela a volé en éclats lorsque Miroslav Stevanovic (le facteurX par excellence) se trouvait au bon endroit pour reprendre un corner de Théo Valls (11e). Temporairement? Peut-être, mais les questions et les doutes peuvent être mis en suspens pendant bien quelques semaines. Servette s'est qualifié pour l’Europe, il ne pouvait rien espérer mieux de sa saison.

On en vient ainsi au deuxième but. Celui de la consécration. Vaduz était revenu au score, faisait peser une pression timide: c'est à ce moment qu'Alex Schalk a choisi de frapper. Là encore, efficacité totale. Servette ne s’était pas procuré la moindre occasion de la seconde période, une seule, après vingt minutes, a suffi à un bonheur total.

Les émotions étaient fortes

Ainsi fonctionne le Servette FC. Il a effectué son déplacement au Liechtenstein en tremblant, après avoir mordu le gazon plus souvent qu’à son tour lors de ses dernières sorties. Il en est reparti en vainqueur autoritaire et euphorique. La réciproque existe aussi, malheureusement. Ces occasions où les Grenat peuvent réaliser un pas de plus dans la cour des grands et s’effondrent. Mais aujourd’hui, il n’y a aucune raison d'en parler. La vérité est ailleurs.

Les membres du directoire du club se sont passionnément sauté dans les bras lorsque Boubacar Fofana a définitivement validé le verdict à la 93e (1-3). Les cris de joie ont résonné loin à la ronde dans la plaine rhénane. Et les murs du stade ont tremblé comme jamais lorsque Jérémy Frick et ses copains ont rejoint les vestiaires. Les émotions étaient fortes. Il ne pouvait en être autrement, lorsque la satisfaction d’un objectif accompli rencontre le soulagement d'une guérison.

En laissant Vaduz lutter pour le maintien, le SFC ira porter son maillot sur la scène européenne (le deuxième tour des qualifications pour la Conference League) pour la deuxième saison d’affilée. Il est un très beau représentent romand.

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