12.07.2020 à 08:02

Lewis Hamilton au 89e ciel

Automobilisme

Les trombes d’eau qui sont tombées sur la piste de Spielberg ont nivelé le niveau des voitures. Lewis Hamilton s’est pourtant montré le plus fort, encore.

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Les conditions les plus difficiles

Lewis Hamilton n’abordait pas cette séance de qualification dans les meilleures conditions. La veille, sa Mercedes W11 avait révélé quelques problèmes de mise au point qui n’avaient pas permis au Britannique de se classer dans les cinq premiers de la journée.

Samedi matin, les derniers essais étaient annulés en raison de la pluie, et les qualifications risquaient elles-aussi d’être reportées. Lewis Hamilton ne pouvait donc rien savoir de la mise au point de sa monoplace.

Une brève éclaircie a poussé Michael Masi, le directeur de course, à lancer la séance à 15h36. Le temps que les 10 minutes de préavis soient écoulées, la pluie avait repris de plus belle, mais l’Australien a tout de même laissé les qualifications se dérouler. Pour le plus grand bien du spectacle: «C’était vraiment à la limite, mais c’est ça la course, commentait Lewis Hamilton après les qualifications. Je suis content qu’ils nous aient laissé tourner. C’était très spécial. C’était tellement difficile aujourd’hui, je crois que c’étaient les conditions les plus difficiles qu’on ait jamais rencontré en F1.»

Des problèmes de visibilité dénoncés par tous les pilotes. «Ces voitures soulèvent tellement d’eau qu’on ne voyait rien. Mais en même temps, elles ont permis d’assécher légèrement une trajectoire d’une largeur de monoplace. Si on arrivait à rester dessus, il y avait un tout petit peu d’adhérence.»

Des conditions qui ont permis à Lewis Hamilton de faire merveille, puisque le Britannique a signé un chrono de 1216 millièmes plus rapide que celui de Max Verstappen, qui prendra le départ à ses côtés en première ligne.

Un écart immense qui démontre (si besoin était) la valeur du pilote Mercedes, qui signait là la 89e pole de sa carrière. «Ce n’est pas à moi d’expliquer cet écart, poursuit le Britannique. Je pense que chaque athlète pense en lui-même qu’il est le meilleur. La difficulté, c’est de gérer les pneus, de savoir réagir aux conditions, de gérer les pires conditions en même temps que la pression… Ça passe ou ça casse, et c’est ce qui fait la différence.»

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Ferrari à la peine

Lors de la première course à Spielberg, dimanche dernier, Charles Leclerc a signé une deuxième place miraculeuse.

Malheureusement pour le Monégasque, le miracle ne s’est pas répété aux qualifications de la deuxième course: non seulement a-t-il été éliminé en Q2 avec son 11e chrono, mais en plus il a été reculé de trois places sur la grille pour avoir gêné l’Alpha Tauri de Daniil Kvyat dans les virages 9 et 10 (les deux derniers du circuit). Charles Leclerc prendra donc le départ de la 14e position.

Sebastian Vettel, sur l’autre Ferrari, partira de la dixième place. Une nouvelle fois, le moteur Ferrari a affiché ses faiblesses sur le circuit de Spielberg qui fait la part belle aux lignes droites et donc aux moteurs puissants. «C’est un mauvais résultat, admet l’Allemand. Je n’ai tout simplement pas réussi à faire fonctionner les pneus».

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Les jeunes poussent

Les conditions pluvieuses ont permis à plusieurs pilotes de se mettre en avant. C’est ainsi qu’Esteban Ocon prendra le départ de la 5e place avec sa Renault.

Carlos Sainz, sur McLaren (avant de passer chez Ferrari en 2021) s’est classé troisième, la meilleurs place de sa carrière sur une grille de départ.

George Russell, enfin, a permis à sa Williams de franchir le cap de Q1. Le Britannique a signé un chrono à 8 millièmes seulement de Charles Leclerc.

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