28.09.2020 à 14:44

Formule 1Lewis Hamilton pense que la FIA lui en veut

Le Britannique a été condamné à dix secondes de pénalité à Sotchi, pour une faute qui n’avait encore jamais été sanctionnée. Par contre, les deux points retirés de son permis de F1 lui ont été rendus.

von
Luc Domenjoz

Points transformés en amende

Au moment de se rendre sur la grille de départ, en sortant des stands, avant la course, Lewis Hamilton s’est arrêté par deux fois pour essayer la procédure de départ de sa Mercedes.

Les pilotes pratiquent ces essais après les essais du vendredi, en général, juste à la fin des séances. Mais certains procèdent parfois comme Lewis Hamilton, le dimanche.

Mais alors que ces essais ont toujours été tolérés sans trop de contraintes, le directeur de course, Michael Masi, a décidé de les limiter à une zone spéciale à Sochi - cette limitation était spécifiée dans le point 19.1 des «notes» qu’il émet avant chaque course.

Lewis Hamilton, en violation de ces notes, a été condamné deux fois à cinq secondes de pénalité ainsi qu’à deux points retirés sur son « permis de F1 », la super-licence. Comme il avait déjà auparavant 8 points en moins (sur 12), il ne lui en restait alors plus que deux jusqu’au Grand Prix de Turquie (les points sont rendus après douze mois: quatre points avaient été retirés à Lewis Hamilton après avoir poussé Alex Albon hors de piste au Brésil, en 2019).

Si un pilote perd ses douze points, il est suspendu pour un Grand Prix. Lewis Hamilton en était proche.

Mais dimanche soir, à Sochi, les commissaires de la course ont entendu les représentants de Mercedes ainsi que le pilote britannique. Ils ont écouté les échanges entre le pilote et son stand, et ont conclu que l’écurie avait demandé à Lewis Hamilton de procéder à ces essais, à cet endroit. La responsabilité de la faute incombait donc à l’écurie et non au pilote.

Les commissaires ont rendu ses deux points à Lewis Hamilton, et ont condamné Mercedes à 25’000 euros d’amende à la place. Par contre, évidemment, il n’était pas possible de rendre ses dix secondes de pénalité au pilote, ni de lui attribuer la victoire qu’il pense avoir perdue en raison de cette même pénalité…

Hamilton estime que la Fédération lui en veut

Lewis Hamilton était très remonté contre la pénalité de dix secondes qui, estime-t-il, lui a fait perdre le Grand Prix de Russie. Il avait effectué deux essais de départ en-dehors de la zone où les pilotes doivent se placer pour ces essais. Un rectangle qui comporte déjà beaucoup de gomme déposée, et qui n’est donc pas représentatif du genre de bitume que les pilotes vont trouver sous leurs roues au moment du départ.

Dimanche, Lewis Hamilton a cherché un morceau de bitume plus «normal», et s’est placé à côté de l’endroit réservé à cet usage, suivant les instructions de son ingénieur de piste, Peter «Bono» Bonnington. Ce que les commissaires de piste ont donc sanctionné de deux fois cinq secondes de pénalité (le Britannique ayant procédé à deux essais).

Après la course, Lewis Hamilton était furieux et accusait la Fédération Internationale de l’Automobile (la FIA) d’essayer de le «ralentir» par tous les moyens. «Cette pénalité est ridicule, personne n’avait jamais été sanctionné pour ça jusqu’à ce jour, lâchait-il après l’arrivée. Ce n’est pas spécialement moi que la FIA vise, elle essaie de ralentir quiconque domine trop la F1. Tout ce que nous avons sur notre voiture est vérifié, re-vérifié, et re-re-vérifié une troisième fois. La FIA a changé les règlements, comme cette histoire de réglages uniques pour les moteurs, et bien des autres choses. C’est pour essayer de garder des courses excitantes, j’imagine… C’est comme ça que le ressens. Mais nous gardons tête baissée, on fait notre boulot.»

Sainz: le virage 2 ne devrait pas exister

Départ du Grand Prix de Russie. Dans la confusion du virage 2, le premier freinage après le départ, Carlos Sainz a explosé sa roue avant gauche contre le mur de béton bordant la piste, en essayant d’éviter les blocs de polystyrène que la direction de course avait placés à cet endroit.

Dans le stress du départ, l’Espagnol était arrivé beaucoup trop vite pour les éviter. Une fois rentré au stand, il reconnaissait son erreur mais suggérait de modifier le virage 2, cause de la plupart des accidents à Sochi (on y a dénombré cinq accrochages au départ, sur les six dernières éditions du Grand Prix de Russie).

«Au virage 2, il y avait une voiture à l’intérieur, j’ai du sortir de la piste pour l’éviter, explique le pilote McLaren. J’ai alors décidé de contourner les blocs de plastique, comme le directeur de course nous y oblige. Mais il y a un angle très fermé, et je l’ai mal estimé, je suis arrivé trop vite et j’ai tapé le mur assez violemment. C’est une erreur de jugement, c’est de ma faute. Mais ce virage ne devrait pas exister. Il n’est pas top, il entraîne beaucoup de situations similaires. Il est mal dessiné, il n’y a qu’à voir le nombre de pilotes qui l’ont raté cette année. Il ne devrait pas exister.»

Le problème, avec les pilotes, c’est que si on demande à vingt d’entre eux leur opinion sur le dessin idéal des circuits et des virages, on obtient vingt avis différents. Un virage détesté par les uns sera loué par les autres.

Bottas dit à ses critiques d’aller se faire f*****

Juste après sa victoire, Valtteri Bottas a eu des mots très durs, dans sa radio de bord: «A tous ceux qui se sentent concernés: allez tous vous faire f***** ». Descendu de sa monoplace, pendant la conférence de presse, le Finlandais s’en est expliqué: «C’était le bon moment pour remercier tous ceux qui me critiquent, a-t-il dit. Je ne comprends pas les gens qui ressentent le besoin de critiquer les autres. Il y a beaucoup de monde qui me disaient d’abandonner face à Lewis. Alors je voulais juste leur envoyer mes meilleurs vœux!»

Evidemment, la victoire de Valtteri Bottas, à Sochi, était essentiellement due à la pénalité infligée à Lewis Hamilton. Mais cela n’enlevait rien à la joie du Finlandais. «Cette année, je crois que ma vitesse, en course, n’a jamais été aussi bonne. Souvent, j’ai terminé tout près de la victoire. Je ne vais pas dire que c’était frustrant, mais disons que c’était ennuyeux d’en être si proche et de finir second. Mais je savais que les éléments ne peuvent pas être contre vous pour toujours. Un jour ou l’autre, ça doit tourner en votre faveur, c’est pourquoi je suis aussi satisfait aujourd’hui. Je crois que je l’ai bien mérité, même si, bien sûr j’ai aussi eu de la chance avec la pénalité de Lewis.»

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
7 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Rico1er

28.09.2020 à 16:07

Va pas tarder à nous dire que c'est à cause de la couleur de sa peau, tous des racistes snif snif !

QI

28.09.2020 à 15:52

Ce gaillard me semble intellectuellement borderline...Mais il a quand même eu son permis de conduire🚴‍♂️👨‍✈️

kris

28.09.2020 à 15:43

On va bientot le surnommer Calimero