30.08.2020 à 22:29

Formule 1Lewis Hamilton s’excuse d’être devant

A Spa, les deux Mercedes ont, une nouvelle fois, écrasé la course de leur supériorité. Le pilote britannique explique comment c’est possible…

von
Luc Domenjoz

A la télé, Lewis dormirait devant la course…

Lewis Hamilton a mené le Grand Prix de Belgique du premier au dernier tour, sans jamais être menacé par ses adversaires. La course a donc été assez ennuyeuse, au moins pour les trois premiers qui n’ont pas changé de position.

Une telle domination de la part des Mercedes pourrait tuer l’intérêt des fans pour la F1, et Lewis Hamilton est en bien conscient: «Je ne peux pas me placer du point de vue des spectateurs, mais j’en ai été un moi-même, du temps de Michael Schumacher. J’étais adolescent. Je me réveillais, je mangeais un sandwich au bacon, je regardais le départ des courses, puis je m’endormais devant la télé pour me réveiller pendant les derniers tours. Si je devais regarder les courses à la télévision, aujourd’hui, je ferais sans doute pareil! Je ne regarderais que les meilleurs moments, à moins qu’un ami me dise que c’était une super-course et que je devrais la regarder en entier. Je sais que les fans aimeraient autre chose que ce que nous leur offrons, mais j’espère qu’ils comprennent aussi que ce n’est pas de notre faute, nous les pilotes. Nous donnons toujours tout, à fond, on essaie de faire le meilleur boulot possible. Ce sont ceux qui dessinent les voitures, ceux qui décident des règlements qui devraient faire un meilleur boulot. J’espère au moins qu’avec les nouvelles règles 2022, nous aurons des courses plus disputées, où nous pourrons nous suivre plus facilement.»

Lewis Hamilton, au centre, lors de la conférence de presse.

Lewis Hamilton, au centre, lors de la conférence de presse.

KEYSTONE

… mais il pousse l’écurie à faire mieux encore!

En dépit de sa supériorité à Spa, et de ses excuses envers les fans, le pilote britannique ne va pas s’arrêter là: «En arrivant ici, je ne pensais pas avoir une demi-seconde d’avance sur tout le monde aux qualifications, et je ne pensais pas que nous gagnerions avec une telle avance sur nos adversaires. Mais quoi qu’il arrive, le travail ne s’arrêtera pas. Il faut continuer de pousser les ingénieurs à fond, de travailler plus encore, d’améliorer la voiture, parce que c’est ce que font nos adversaires. Je vais vous dire: ce soir, après cette conférence de presse, nous allons avoir une réunion. Et ce ne sera pas pour se taper dans le dos. On va se dire: « Les gars, on pourrait progresser ici, améliorer ça. Ça, c’est une faiblesse de la voiture. Là on doit encore s’améliorer. Qu’il s’agisse de réglages ou de souplesse du moteur, vous devez retourner à votre table de dessin, les gars. ». C’est de cette manière que nous progressons encore. Depuis le dernier Grand Prix d’Espagne, nous avons compris plein de choses sur la voiture et la manière d’utiliser les pneus, nous nous améliorons sans cesse.»

Voilà des propos qui doivent décourager les autres écuries. Et rendez-vous la saison prochaine pour essayer de battre Lewis Hamilton au championnat!

Toto Wolff s’explique

Pendant le Grand Prix de Belgique, Valtteri Bottas, deuxième, a demandé à son ingénieur s’il pouvait utiliser le surcroît de puissance que permet son moteur pour se rapprocher de Lewis Hamilton. Ce fut négatif: «On ne doit pas utiliser la puissance contre nos propres voitures», lui a répondu Ricardo Musconi, l’ingénieur du Finlandais. A quoi Valtteri Bottas a rétorqué qu’il n’était pas au courant… Après l’arrivée, le pilote finlandais a confirmé: «Je n’avais jamais entendu parler de ça, s’étonnait-il. Peut-être qu’on en a parlé pendant un briefing, mais je ne m’en souviens pas!»

L’ambiance semble être au beau fixe entre Valtteri Bottas (à gauche) et son coéquipier Lewis Hamilton.

L’ambiance semble être au beau fixe entre Valtteri Bottas (à gauche) et son coéquipier Lewis Hamilton.

KEYSTONE

Bien plus tard, le soir de la course, Toto Wolff, le patron de Mercedes, s’est expliqué: «Il n’y a aucune règle en place pour protéger nos pilotes, ils sont libres de s’attaquer mutuellement s’ils le souhaitent. Mais ce matin, nous avions discuté de ça. Nous avons constaté que nos pilotes n’auraient droit d’utiliser le surplus de puissance qu’un nombre de fois très limité, et que nous allions essayer de ne pas l’utiliser contre nos propres voitures, parce qu’il y avait le risque de devoir s’en servir pour retenir Max Verstappen derrière nous. Peut-être que Valtteri l’avait oublié, c’est pourquoi nous avons dû le lui répéter.»

Après la course, le Finlandais concluait qu’il lui était impossible de dire s’il était plus rapide que Lewis Hamilton ou non, puisqu’il était resté toute la course durant derrière le Britannique, dans son sillage, et que cela avait dégradé ses pneus. Mais il n’y a bientôt plus que lui pour croire encore à ses chances de devenir champion du monde 2020…

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7 commentaires
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Nul

31.08.2020 à 10:46

Le jour ou la F1 ressemblera comme aux années 60-80, l'à je regarderais de nouveau , mais ça c'est impossible .

Ludo

31.08.2020 à 10:22

Regarder l’indyCar, c’est bcp plus intéressant. D’ailleurs, les voitures sont jolies avec leur nouveau cockpit pour protéger la tête des pilotes.

Fred

31.08.2020 à 08:10

Pas de problème, j'ai décidé de ne plus regarder la F1. Ca devient lassant et sans aucun intérêt