Publié

Formule 1Lewis Hamilton signera avant Noël

Le champion du monde n’a pas encore de contrat pour 2021. Il aimerait que cette anomalie soit réglée d’ici la semaine prochaine.

par
Luc Domenjoz
Sport-Center

Cela peut paraître incroyable, mais il reste encore trois baquets à pourvoir pour la saison 2021. Et non des moindres, puisque tous trois appartiennent à des écuries qui ont gagné des Grands Prix cette saison: Mercedes, Red Bull et Alpha Tauri.

Et le plus étonnant, c’est que le champion du monde lui-même se retrouve pour le moment sans contrat, tandis que sa voiture, la meilleure du plateau, est encore disponible.

Certains pilotes (notamment Daniel Ricciardo) ont assuré leur contrat 2021 en juin dernier déjà, avant même le début de la saison 2020. Mais Lewis Hamilton et Mercedes, eux, sont tombés dans l’excès inverse.

En juillet, Toto Wolff, le patron de l’écurie, affirmait que rien ne pressait au niveau du renouvellement du contrat du champion britannique. Qu’il allait s’asseoir avec son pilote au cours de l’été pour tout régler d’ici septembre. Que tous deux voulaient prolonger une association qui a, aujourd’hui, rapporté 74 victoires et six titres mondiaux.

L’automne arrivé, rien n’a progressé. Le patron autrichien disait alors qu’il lui suffisait d’une journée avec Lewis pour finaliser son contrat, que le seul point de désaccord se résumait à son montant.

D’un côté, le pilote demandait plus que les 45 millions de dollars reçus en 2020, et d’un autre l’écurie offrait moins que ce montant, en raison des budgets réduits par la pandémie.

«Avec Lewis, nous devons juste nous asseoir, tomber d’accord, puis nous irons manger une pizza», disait alors Toto Wolff.

A ce jour, les deux hommes n’ont pas encore trouver le temps de se voir. La pizza va refroidir.

Dimanche, au soir du dernier Grand Prix de la saison, Lewis Hamilton a expliqué qu’il voulait désormais conclure, balayant toutes les rumeurs qui le disaient lassé de la F1 après une année solitaire passée dans sa bulle COVID. «J’espère que nous pourrons signer un nouveau contrat au cours des deux prochaines semaines, a-t-il souligné. J’aimerais que tout soit réglé avant Noël. Je veux piloter chez Mercedes la saison prochaine. Je pense que l’écurie et moi, nous avons encore de nombreuses choses à faire ensemble, à la fois pour ce sport, mais aussi à l’extérieur de ce sport. J’espère que nous pourrons commencer les discussions cette semaine et les terminer d’ici mercredi prochain.»

Toto Wolff, de son côté, affirmait qu’un accord «allait être trouvé» avec son pilote-fétiche. «Nous allons bientôt avoir cette fameuse conversation, Lewis et moi», confirmait l’Autrichien, dimanche. «Nous avions dit que nous en parlerions après que Lewis ait décroché le titre, et ensuite son COVID nous a fait perdre deux semaines. Maintenant, il faut que nous nous asseyons ensemble, soit en face à face, soit en virtuel.» Ce serait la première fois qu’un contrat de cette valeur serait négocié par écran interposé!

Red Bull à fond… mais un peu tard

A Abu Dhabi, les Mercedes n’ont rien pu faire contre la Red Bull de Max Verstappen, qualifié en pole position, puis en tête de bout en bout pendant la course.

Chez Mercedes, à Abu Dhabi, on a réduit la puissance des moteurs, en raison d’un problème ponctuel affectant le MGU-K, l’unité électrique de récupération de l’énergie cinétique des freinages.

Mais après la course, les ingénieurs de la marque allemande admettaient que cette réduction de puissance ne suffisait pas à expliquer le manque de performance des voitures face à Max Verstappen.

A Abu Dhabi, les Mercedes ont aussi connu des problèmes pour faire fonctionner leurs pneus. Mais surtout, les Red Bull RB16 s’y sont montrées au top, plus rapides que les Mercedes W11.

Chez Red Bull, depuis le début de la saison, les ingénieurs n’ont pas cessé de développer leur voiture, alors qu’à l’inverse ceux de Mercedes, jugeant leur machine imbattable, ont arrêté de l’améliorer depuis le Grand prix de Belgique.

A la fin, à force de travail, Red Bull a donc finalement rattrapé, et même dépassé Mercedes. Un peu tard, puisque les deux titres pilotes et constructeurs étaient déjà joués. Mais comme les monoplaces 2021 reprendront plus de 60% des voitures 2020, le travail de Red Bull ne sera pas perdu.

Toutefois, comme Mercedes se concentre depuis début septembre sur leur monoplace de la saison prochaine, il y a gros à parier que cette future W12 soit à nouveau la favorite de la saison.

Chez Red Bull, Alex Albon a terminé quatrième. Une belle performance, mais loin de l’exploit que ses patrons exigeaient pour renouveler son contrat. Tout comme pour Lewis Hamilton, la décision de le remplacer ou non devrait être prise cette semaine encore, avant Noël. Mais il y a gros à parier que le Thaïlandais cédera son baquet au Mexicain Sergio Perez.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
2 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Michel V.

15.12.2020 à 09:44

Ça s'explique par le retour de Steve Warson au volant d'une nouvelle Lada revolutionnaire qui va faire de l'ombre à Mercedes. Wait and see.