26.10.2020 à 16:01

Formule 1Lewis Hamilton, toujours plus grand

En remportant hier son 92e Grand Prix, Lewis Hamilton devient le seul détenteur de cet incroyable record. Reste celui des meilleurs tours en course!

von
Luc Domenjoz

Il lui manque un record

Depuis qu’il a rejoint les rangs de l’écurie Mercedes, en 2013, Lewis Hamilton ne cesse de progresser et d’améliorer ses résultats. A Portimao, le Britannique a signé sa 92e victoire, une de plus que la 91e victoire que Michael Schumacher avait signée le 1er octobre 2006 à Shanghai.

Le pilote Mercedes détient donc désormais le record absolu du nombre de pole-positions (il en est à 97) et du nombre de victoires, avant d’égaler, dans quelques semaines, le record du nombre de titres mondiaux (7) de Michael Schumacher.

Il reste toutefois un record propriété de Michael Schumacher qu’il n’est pas encore sur le point de battre: celui des meilleurs tours en course. L’Allemand en a compté 77 au fil de sa carrière, alors que Lewis Hamilton, au Portugal, n’a signé «que» son 52e meilleur tour. Sur ce record-là, au moins, Michael Schumacher va garder la première place encore quelques temps.

Des crampes terribles

Cette 92e victoire n’a pas été facile pour Lewis Hamilton, il lui a été très difficile de maintenir la température des pneus. Et le Britannique a souffert de terribles crampes au mollet droit. «Je n’ai pas assez bu dans la journée, et je suis monté dans la voiture en pensant que j’allais peut-être me trouver déshydraté», expliquait-il après l’arrivée. «Pendant la course, je ne bois jamais, et comme c’est un circuit très physique, avec des bosses et des ondulations, on ne se repose jamais vraiment. En sortant du dernier virage, j’avais l’impression que mon muscle était étiré, comme si je me le froissait. A un moment, ça a éclaté et ça m’a fait tellement mal que j’ai dû lever le pied. Je ne savais pas quoi faire. A chaque tour, à chaque fois que j’accélérais, la douleur était là. Mais je ne pouvais pas arrêter, il fallait que je continue. C’était atroce pendant quelques tours, et ensuite l’adrénaline a dû reprendre le dessus. Mais j’ai gardé un nœud au genou…»

Des douleurs qui n’ont pas empêché le Britannique de finir premier avec 25 secondes d’avance, après avoir perdu deux places au départ au profit de Valtteri Bottas et de Carlos Sainz: «Au premier tour, j’ai préféré me montrer prudent. Les ingénieurs vous envoient en piste avec des pneus mediums en vous disant que ça va aller… mais ça n’allait pas. En plus, il y avait des gouttes de pluie. Alors j’ai été doucement, plutôt détendu, pour voir… Et puis, j’ai trouve de nouvelles trajectoires. C’était très difficile avec le vent qui changeait…»

Bottas désavoué

Le grand perdant de ce Grand Prix du Portugal n’est autre que Valtteri Bottas. Au Nürburgring, deux semaines plus tôt, le Finlandais avait perdu la première place sur une faute de pilotage, avant de devoir abandonner sur panne de moteur.

Mais au Portugal, l’équipier de Lewis Hamilton avait réussi à prendre la tête avant de devoir laisser le Britannique le doubler, puis prendre une avance qu’il a porté à plus de 25 secondes au moment de franchir la ligne d’arrivée. Valtteri Bottas devait s’avouer battu, et bien battu - jamais encore, cette saison, l’avance de Lewis Hamilton à l’arrivée n’avait été aussi importante. «Je n’avais pas le bon rythme aujourd’hui, et je ne sais pas pourquoi. Je n’ai rien pu faire contre Lewis», devait constater le Finlandais, impuissant. Il compte désormais 77 points de retard au championnat. C’est son numéro porte-bonheur, celui de sa voiture, mais en l’occurrence, il n’est pas bon signe!

Au moment de changer ses pneus, en apprenant que son équipier avait opté pour les pneus durs, plus résistants, Valtteri Bottas a demandé à chausser les gommes les plus tendres. C’était sa seule chance de décaler sa stratégie par rapport au Britannique et d’essayer de le battre.

Mais au moment de son arrêt, les mécaniciens de Mercedes… lui ont monté les gommes dures, les mêmes que celles de Lewis Hamilton, compromettant toutes ses chances de le battre.

Après l’arrivée, Toto Wolff, le patron de Mercedes, s’est exprimé sur les raisons qui ont poussé l’écurie à ne pas écouter les demandes du pilote finlandais: «Si vous demandez à celui qui mène la course de chausser les pneus durs parce que vous pensez que c’est le meilleur choix, et que le deuxième pilote, en le sachant, vous convainc de faire le contraire, alors vous aurez du mal à expliquer à votre leader que vous avez inversé les stratégies.»

En clair, Toto Wolff ne voulait pas créer de conflit avec Lewis Hamilton, qui aurait pu lui reprocher d’avoir indirectement favorisé Valtteri Bottas. «On ne veut pas trop contredire les pilotes », poursuit le patron, « et il y a des circonstances où nous aurions écouté Valtteri. Mais cette fois, nous étions convaincus que le pneus dur était le meilleur pour terminer la course. D’ailleurs, Checo (Perez) et Esteban (Ocon), qui avaient les pneus tendres pour finir la course ont beaucoup souffert à cause d’eux…»

Valtteri Bottas au Portugal dimanche.

Valtteri Bottas au Portugal dimanche.

KEYSTONE

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1 commentaire
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Pfiuuuu

26.10.2020 à 17:08

Plus grand que Schumacher ... faites moi rire ! Il a aucune concurrence sur la piste ! RIEN Schumacher a l’époque avait Senna , Prost , Villeneuve etc!!! C’est autre chose que maintenant et les solos du britannique.