Automobile - Lewis Hamilton va vous faire un cadeau
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AutomobileLewis Hamilton va vous faire un cadeau

Le plus virulent de tous à demander un remboursement des spectateurs présents à Spa dimanche dernier, Lewis Hamilton promet de faire un cadeau aux spectateurs présents en Belgique, ceux qui ont reçu le ciel sur la tête. À moins que…

par
Luc Domenjoz

Le club de fans

Lewis Hamilton est sans doute le pilote qui compte le plus de clubs de fans. Les fameux «Team LH44» (le numéro fétiche du pilote britannique) se comptent sur tous les circuits, y compris un club très important en Chine. Sur Instagram, on trouve aussi nombre de pages de ces clubs ou de simples fans. Le club allemand «Lewis Hamilton Crew» («L’équipe Lewis Hamilton») a ainsi promis un «cadeau» aux spectateurs présents en Belgique, dimanche dernier. Il suffit d’envoyer par mail la preuve de sa présence en Belgique, avec la photo de son billet d’entrée au circuit. À ce jour, ceux qui l’ont fait n’ont reçu qu’une simple confirmation de réception. Vont-ils recevoir un message du pilote, un autographe, une photo dédicacée, ou est-ce un canular de la part de ce club de fans? Mystère.

Pendant ce temps, les organisateurs de la F1 travaillent toujours sur un dédommagement des spectateurs présents à Spa. «Je ne fait pas partie de ces discussions, commente Toto Wolff, le patron de l’écurie Mercedes.
Mais si Liberty Media consent un cadeau, ce sont nous, les écuries, qui le paieront, de manière indirecte, en recevant moins de dividendes à la fin de la saison puisqu’il y aura moins de bénéfices. Mais nous ne sommes pas
consultés.»

Changements à venir

Après le désastre de ce fameux Grand Prix de Belgique, Jean Todt, le président de la Fédération Internationale de l’Automobile (la FIA) a appelé à trouver une solution pour qu’un scénario comme celui de Spa ne se reproduise plus. Les idées seront discutées le 5 octobre prochain, lors de la prochaine réunion de la FIA. Il semble qu’il ne sera plus question de distribuer de points si une course ne peut pas avoir lieu ou se limite, comme dimanche dernier, à quelques tours derrière la voiture de sécurité. Ça permettra peut-être d’obliger à rembourser les spectateurs présents dans un tel cas, mais ça ne résoudra pas le problème de fond, qui ne se posait pas il y a quelques années: que faire quand il pleut trop fort, et trop longtemps? Autrefois, les Grands Prix avaient lieu quelles que soient les conditions, mais une approche aussi dangereuse n’est plus possible de nos jours, ne serait-ce que parce que les pneus modernes ne fonctionnement pas assez bien avec de fortes pluies. Pourrait-on forcer Pirelli à améliorer ses gommes?

Arrêter les essais libres

Toto Wolff demande qu’un autre règlement change, lors de la réunion du 5 octobre: jusqu’ici, lorsqu’une monoplace sort de route lors des essais libres, le chronomètre n’est pas arrêté, le temps de dégager la piste est soustrait du temps de ces essais. Ce qui réduit encore la durée de roulage, qui a déjà été limité à trois heures au total cette année, contre quatre précédemment. Toto Wolff demande donc que le chronomètre soit stoppé en cas d’interruption des essais, pour garantir au moins un temps minimal de roulage, comme c’est déjà le cas lors des essais qualificatifs. Ce changement-là, au moins, on s’en remettra…

Verstappen dans le délire

75’000 spectateurs se massent ce week-end autour du circuit de Zandvoort, au bord de la mer du Nord, à une trentaine de kilomètres d’Amsterdam. Et ce sont 75’000 fans absolus de Max Verstappen, avec leurs t-shirts oranges, leurs fumigènes, leurs bières et leurs passes sanitaires. Des spectateurs qui ne masquent rien: ni leur visage, ni leur parti pris pour leur champion. Lewis Hamilton s’est fait siffler - un peu - mais l’attitude des fans a été nettement plus fair-play que le Britannique ne le craignait. «J’aime cette foule, nous n’avions plus vu autant de monde depuis longtemps», admettait le Britannique, qualifié en première ligne.

Max Verstappen a roulé devant une foule largement acquise à sa cause.

Max Verstappen a roulé devant une foule largement acquise à sa cause.

AFP

Max Verstappen, lui, était heureux, bien sûr, de partir en pole position. «Je sais que certains de mes fans ne sont pas très corrects, ils sifflent Lewis, mais que voulez-vous que j’y fasse? Je ne suis pas eux… », répondait le
pilote Red Bull. Lors de son dernier tour rapide, Max Verstappen n’a devancé Lewis Hamilton «que» de 38 millièmes de seconde - alors qu’il avait été plus d’une demi- seconde plus rapide auparavant. Mais alors que le pilote a avoué avoir raté une vitesse dans son tour rapide, son «DRS» (le dispositif qui ouvre l’aileron arrière en ligne droite) ne s’est pas ouvert lors de son dernier tour - un défaut qui lui a coûté 1,5 dixièmes. Au final, Max Verstappen aurait donc dû se montrer au moins trois dixièmes plus rapide que Lewis Hamilton, et non «simplement» 4 centièmes. Pour la course, son DRS devrait être évidemment réparé.

Problème moteur chez Mercedes

Vendredi, Lewis Hamilton n’a pratiquement pas tourné au cours des essais libres de l’après-midi. Son moteur a soudainement perdu de la puissance, et le Britannique a été forcé de s’arrêter en piste. Après vérification, Mercedes a décidé de changer les huit moteurs Mercedes en piste à Zandvoort - ceux de ses deux voitures, mais aussi ceux des Aston Martin, des McLaren et des Williams.

Lewis Hamilton et Valtteri Bottas vont donc utiliser leur troisième et dernier moteur de la saison ce week-end, alors que onze Grands Prix restent à disputer…

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