Géorgie – L’ex-président Saakachvili dit être de retour au pays
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GéorgieL’ex-président Saakachvili dit être de retour au pays

«J’ai risqué ma vie et ma liberté pour rentrer», a affirmé Mikheïl Saakachvili dans une vidéo, bien que le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il n’avait pas franchi la frontière.

Mikheïl Saakachvili en 2005.

Mikheïl Saakachvili en 2005.

AFP

L’ex-président en exil Mikheïl Saakachvili a dit vendredi être rentré en Géorgie, malgré la menace des autorités de l’arrêter s’il revenait dans ce pays du Caucase confronté depuis des mois à une crise politique. «J’ai risqué ma vie et ma liberté pour rentrer», a affirmé Mikheïl Saakachvili dans une vidéo publiée sur Facebook dans laquelle il dit se trouver dans la ville côtière géorgienne de Batoumi. Président de 2004 à 2013, il avait annoncé son retour au pays pour ce week-end, à l’occasion de la tenue samedi d’élections locales considérées comme un test pour le parti au pouvoir.

«J’appelle tout le monde à aller voter pour le Mouvement national uni (MNU)», le principal parti d’opposition dont il est le fondateur, a lancé Mikheïl Saakachvili dans la vidéo publiée vendredi. Dans cet enregistrement, il se filme, souriant, capuche noire sur la tête, avec comme fond une ville de nuit.

Toutefois, le ministère géorgien de l’Intérieur a indiqué à la chaîne Formula TV que «Saakachvili n’avait pas franchi la frontière». L’ex-président, en exil depuis 2013, avait publié lundi la photographie d’un billet d’avion à destination de Tbilissi pour samedi soir, jour des élections locales. Le lendemain, le Premier ministre Irakli Garibachvili avait assuré que si l’ex-chef de l’État «mettait le pied sur le sol géorgien, il serait immédiatement arrêté et emprisonné».

Mikheïl Saakachvili, 53 ans et qui dirige une instance gouvernementale en charge des réformes en Ukraine, est accusé par la justice géorgienne d’abus de pouvoir, une affaire qu’il juge politique. La Géorgie est plongée dans une crise politique depuis l’année dernière, lorsque les partis d’opposition ont dénoncé des fraudes massives lors d’élections législatives remportées de justesse par le parti au pouvoir du Rêve géorgien. En mai, le président du Conseil européen Charles Michel a négocié un accord de sortie de crise mais en juillet, le Rêve géorgien s’en est retiré unilatéralement, suscitant les critiques de l’Union européenne et des États-Unis.

Personnage polarisant, Mikheïl Saakachvili est pour ses partisans le héros de la «Révolution de la rose» de 2003 qui avait évincé les élites post-communistes. Mais il est aussi l’homme de la défaite dans la guerre de 2008 contre la Russie, et ses détracteurs dénoncent son penchant autoritaire.

(AFP)

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