Football: L’histoire du verre à moitié plein. Ou vide?
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FootballL’histoire du verre à moitié plein. Ou vide?

Sion a ramené un point de Zurich, après une première mi-temps convaincante (1-1). Mais Sion est aussi à nouveau en situation de barragiste.

par
Jean-Claude Schertenleib
A Zurich, Gaëtan Karlen  (à gauche) et Guillaume Hoarau ne sont pas parvenus à plier l’affaire.

A Zurich, Gaëtan Karlen (à gauche) et Guillaume Hoarau ne sont pas parvenus à plier l’affaire.

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Le FC Sion compte ce lundi matin quatre points d’avance sur le «relégable», ce FC Vaduz qui sera l’hôte de Tourbillon dimanche prochain; ce même FC Sion ne compte «que» sept points de retard sur la dernière place européenne: c’est la manière de voir le verre à moitié plein après le match nul de dimanche après-midi au Letzigrund (1-1).

Retrouvez ici le compte-rendu du match.

Au terme de cette ronde printanière, le FC Sion a perdu un rang aux dépens du FC Lucerne et se retrouve ainsi à nouveau barragiste.

Maudites erreurs

A Zurich, à la fin cette fameuse première mi-temps, la troupe de Fabio Grosso aurait dû régler l’affaire, tant son jeu était alors convaincant, tant les occasions avaient été nettes. Et tant le FCZ ne semblait pas vraiment bien dans ses baskets. Mais voilà, deux erreurs – ballons perdus au milieu du terrain - ont d’abord offert aux Zurichois une occasion «énhaurme», quelques secondes avant le but égalisateur. C’est la manière de voir cette même rencontre avec la philosophie du verre à moitié plein.

Car c’est tout le problème de l’équipe valaisanne, cette impression qu’il ne manque pas grand-chose pour qu’elle tienne un autre rôle dans ce championnat de Super League et, parallèlement sa situation mathématique, qui ne reflète pas toujours, peut-être, la réalité du terrain, mais qui est bien celle qui compte justement au moment des comptes.

C’est dire que dans cette situation, le travail du staff de Tourbillon est aussi (plus?) important sur le plan psychique que sur les seules techniques et tactiques du football moderne. Et analyser l’état d’esprit montré par les Sédunois dès le coup d’envoi, c’est regarder la performance en partant du principe que le verre est toujours à moitié plein.

Une image, pour corroborer cette impression, celle de Luca Clemenza – quelle reprise du gauche sur le service de Tupta à la 12e minute! – qui s’approche de son banc de touche et qui brandit le maillot No 19, celui de Siyar Doldur, dont on ne connaît pas avec exactitude la nature de sa blessure, mais qui devrait visiblement ne pas éviter la salle d’opération ces jours (heures?) prochain(e)s.

Un esprit de corps

Un tel geste n’est pas anodin, qui souligne un esprit de corps qui n’a pas toujours été – doux euphémisme – la valeur essentielle du FC Sion des Constantin père et fils.

Sion a donc ramené un point de Zurich, actuellement «européen», c’est bien. Mais Sion aurait pu, aurait dû, en ramener trois. Et alors, le verre aurait été complètement plein. Désormais, il n’y a qu’une seule solution: faire payer la tournée à Vaduz dimanche prochain: «Toujours regarder de l’avant et gagner notre prochain match à domicile», répond en écho Fabio Grosso, qui sera privé d’Abdellaoui et Wesley (suspendus).

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