Coronavirus en Suisse: L’Hôpital de l’Ile à Berne annonce 90% de lits occupés aux soins intensifs
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Coronavirus en SuisseL’Hôpital de l’Ile à Berne annonce 90% de lits occupés aux soins intensifs

L’unité des soins intensifs est sous pression face à la hausse des cas de contaminations. D’ordinaire chargée d’un patient, une infirmière doit actuellement s’occuper de quatre personnes gravement malades.

La situation deviendrait rapidement critique si le rebond du nombre des cas de contamination au Covid-19 devait se poursuivre.

La situation deviendrait rapidement critique si le rebond du nombre des cas de contamination au Covid-19 devait se poursuivre.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

La situation est précaire à l’Hôpital universitaire de l’Ile à Berne où 90% des capacités de l’unité de soins intensifs sont occupées. Les médecins et le personnel soignant bernois observent avec inquiétude le rebond des cas de contamination au Covid-19.

«Si le nombre des contaminations continuait d’augmenter, nous serions alors durablement impactés», a expliqué ce mercredi Stephan Jakob, médecin-chef du service universitaire de médecine intensive de l’Hôpital de l’Ile. Les unités de soins intensifs ressentent la hausse des cas avec un délai de deux à trois semaines.

Bien que fragile, la situation est pour l’instant gérable, a affirmé Stephan Jakob. Mais le médecin-chef ne cache pas que la situation deviendrait problématique si à la hausse des cas de Covid-19 s’ajoutaient des hospitalisations liées à des accidents de ski. «Cela deviendrait alors très serré».

L’Hôpital universitaire de Berne accueille également des patients des cantons de Fribourg, de Neuchâtel, de Soleure ainsi que du Haut-Valais.

Pression sur le personnel

Le personnel soignant est soumis à une forte pression en raison du nombre élevé de patients atteints du Covid. D’ordinaire, une infirmière s’occupe d’un patient dans l’unité de soins intensifs. Mais aujourd’hui, une infirmière doit prendre en charge quatre personnes sévèrement malades.

«Chaque patient supplémentaire met encore davantage le système à l’épreuve», a relevé Stephan Jakob. Comme les membres de la Task Force et les responsables d’autres hôpitaux, le médecin-chef des soins intensifs de l’Hôpital de l’Ile estime qu’il faut prendre des mesures plus restrictives pour freiner la pandémie.

(ATS/NXP)

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