23.07.2020 à 17:42

Crise économiqueLicenciée sans un mot, la fine fleur du Richemond contre-attaque

Le 8 juillet dernier, les 130 salariés de l’hôtel de luxe genevois étaient remerciés. Depuis, tout plan social leur a été refusé. Ce jeudi, ils interpellent le propriétaire dans une lettre rendue publique par le syndicat.

UN baggagiste attend devant l'entree de l'hotel Richemond.

UN baggagiste attend devant l'entree de l'hotel Richemond.

KEYSTONE

A Genève, la mobilisation des employés de l'hôtel Richemond, dont la fermeture a été annoncée, continue. Le personnel a interpellé ce jeudi l'actionnaire principal de l'établissement, un milliardaire malaisien, par le biais d'une lettre ouverte.

Cette missive a été rendue publique ce jeudi par le syndicat SIT. La fermeture du Richemond laisse environ 130 salariés sur le carreau. La direction du palace a décidé de fermer en raison des difficultés liées à l'épidémie de Covid-19.

Votre fortune personnelle est estimée à 5,3 milliards de dollars et vous êtes sur le point de ne donner nothing, nada, rien à vos employés»

Les employés licenciés du Richemond

Interpellé par le syndicat pour intervenir dans ce dossier, le conseiller d'Etat Mauro Poggia avait organisé à la mi-juillet une tentative de médiation entre la représentation des employés et la direction. En vain, selon Marlene Carvalhosa Barbosa, secrétaire syndicale. L'employeur ne rentre pas en matière sur un plan social.

Avec cette lettre ouverte adressée à l'actionnaire principal, les employés espèrent que cet homme d'affaires fasse un geste en faveur du personnel de l'hôtel, au regard de son immense fortune. Ce dernier est aussi propriétaire du «Four seasons Hôtel des Bergues», un autre palace genevois historique en photo ci-dessous.

Des cyclistes roulent dans la zone pietonne du quai des Bergues vers des voitures garees devant le Four Seasons Hotel des Bergues.

Des cyclistes roulent dans la zone pietonne du quai des Bergues vers des voitures garees devant le Four Seasons Hotel des Bergues.

KEYSTONE

«Votre responsabilité est importante. Elle marquera l’histoire de Genève et celle de vos hôtels. Tous les acteurs politiques et économiques genevois sont convaincus qu’au-delà de l’obligation légale de conclure un plan social, il existe un devoir éthique de le faire», écrivent les employés.

(ATS/NXP)

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