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footLigue des Champions - L'AS Rome est sur un fil (PRESENTATION)

Rome, 8 déc 2015 (AFP) - L'AS Rome s'apprête à jouer en quelques jours une bonne partie de sa saison, et de l'avenir de son entraîneur Rudi Garcia, entre la décisive réception du BATE Borisov mercredi en Ligue des Champions et un déplacement périlleux à Naples dimanche en Serie A.

C'est le paradoxe du match de mercredi: la Roma avance un pauvre bilan de cinq points en cinq matches de C1, avec une différence de buts de -5, mais elle a son destin en mains.

Si elle bat le BATE Borisov, elle sera qualifiée pour les 8e de finale, l'un de ses objectifs du début de saison. Même un match nul, voire une défaite, peut lui suffire si dans le même temps le Bayer Leverkusen ne fait pas mieux contre le grand Barcelone.

Vraiment rien d'insurmontable sur le papier sauf que, sur la pelouse, rien n'est facile en ce moment pour les Romains, qui restent sur quatre matches sans victoire toutes compétitions confondues, dont le fameux 6-1 subi au Camp Nou.

"Si nous jouons comme nous l'avons fait lors des derniers matches, nous ne gagnerons aucun titre. Mais je suis convaincu que nous pouvons faire beaucoup mieux", a reconnu mardi l'avant-centre Edin Dzeko qui, avec seulement cinq buts depuis le début de saison, est personnellement concerné par cette remarque.

La défaite face au Barça et le revers à domicile qui a suivi contre l'Atalanta Bergame (2-0) ont placé cette Roma, qui prend plus de buts que de points, sur un fil.

Elle s'y maintient péniblement et le nul samedi sur le terrain du Torino l'a laissée en équilibre instable. L'enchaînement BATE-Naples a du coup des airs de semaine de vérité et pourrait encore la faire tanguer dangereusement, au risque de faire basculer définitivement Garcia.

"Le match de demain se jouera sur la volonté et la nôtre est immense. C'est comme un derby. Cela ne se joue pas, ça se gagne", a lancé mardi le technicien français, qui devra encore faire sans Gervinho mais peut espérer faire jouer Salah une partie du match.

Les dirigeants du club assurent soutenir Garcia, dont le licenciement coûterait d'ailleurs fort cher (il est sous contrat jusqu'en 2018).

Le président du club James Pallotta, habituellement basé aux Etats-Unis, est arrivé samedi à Rome. Depuis, il multiplie les rendez-vous, autour notamment du projet de nouveau stade.

Il sera mercredi à l'Olimpico, où il constatera que les tribunes sont à moitié vides, entre grève des Ultras de la Curva Sud et désintérêt de beaucoup d'autres, sur fond de mesures de sécurité renforcées.

Une qualification aurait probablement pour vertu d'apaiser un peu l'ambiance crispée qui entoure le club giallorosso depuis quelques semaines.

Elle aurait également un intérêt financier, les quelque 20 millions d'euros liés à un passage en 8e pouvant être investis lors du mercato en même temps que ceux issus de la probable vente de Doumbia.

Mais les Romains n'auront pas la tâche facile face au BATE, qui peut encore se qualifier à condition de l'emporter et qui a pris la peine d'arriver à Rome... mercredi dernier.

Surtout, il y a aussi le championnat, où la Roma glisse dangereusement, désormais 4e à cinq points de la tête. Et pendant que l'équipe-type romaine tentera d'arracher sa qualification pour le printemps européen, Naples de son côté pourra aligner ses réservistes jeudi lors d'un 6e match sans enjeu en Europa League contre le Legia Varsovie.

Maurizio Sarri et les siens sont qualifiés depuis longtemps et ils attendent Rome de pied ferme dimanche au stade San Paolo pour ce qui est, pour eux, le match qui compte cette semaine.

stt/yk

(AFP)

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