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FootballLigue des champions: Le Real d'Ancelotti tourmenté par les doutes (MAGAZINE)

MADRID, 01 oct 2013 (AFP) - Centième angoissante pour Carlo Ancelotti: le technicien italien, qui fête cette semaine ses cent jours à la barre du Real Madrid, va devoir tenir le cap mercredi contre Copenhague en Ligue des champions après le coup de tonnerre de la défaite contre l'Atletico (0-1) en Liga.

Les Merengues sont dans le dur depuis deux matches. Ils ont obtenu une victoire polémique mercredi dernier à Elche en Championnat d'Espagne (2-1), grâce à un penalty généreux, avant d'être étouffés par des Colchoneros compacts et réalistes samedi. Et les doutes s'accumulent autour du projet d'Ancelotti, qui avait promis à son arrivée fin juin "une saison de joie" et une tactique plus offensive après les orages et le jeu de contres de l'ère José Mourinho. "Les deux derniers matches ont été très mauvais, il nous faut une meilleur attitude, plus de concentration, une idée de jeu plus claire", a reconnu samedi "Carletto" après la défaite contre l'Atletico, tout en disant vouloir persévérer dans son projet. "Il faut continuer le travail que nous avons commencé", a-il expliqué. "Nous essayons de poser le ballon au sol. Je ne vais pas changer, voilà la ligne. Les joueurs sont prêts pour jouer dans ce système. Nous allons nous améliorer, j'ai confiance, parce que l'équipe a beaucoup de qualités. Elle ne joue pas comme elle le mériterait." Le départ de Mesut Özil pour Arsenal en toute fin de mercato a sans doute perturbé ses plans. Sans le meneur allemand ni le milieu espagnol Xabi Alonso, victime d'une fracture d'un pied en août, le Real Madrid semble peiner à tenir le ballon et Ancelotti n'a pas encore trouvé la formule idéale dans l'entrejeu entre Sami Khedira, Luka Modric et Asier Illarramendi. Vu le manque de contrôle du Real, notamment à l'entame (en huit rencontres, le club a encaissé quatre fois le premier but), l'Italien avait déjà nuancé il y a dix jours sa promesse d'un jeu plus posé en disant que trois passes étaient parfois plus efficaces que trente pour trouver la faille. Samedi, il a invité ses joueurs à montrer plus de vivacité et plus de disponibilité sur le terrain. "Il faut jouer plus vertical, plus vite, plus sans ballon. C'est un problème de vitesse. Recevoir un ballon arrêté ne pose pas de problème à l'adversaire", a-t-il expliqué. Relégué à cinq points du FC Barcelone et de l'Atletico, le Real n'a déjà plus le droit à l'erreur en championnat alors que se profile fin octobre le premier "clasico" de la saison contre le Barça au Camp Nou. Et en Ligue des champions, les Merengues devront confirmer leur large victoire contre Galatasaray (6-1) en montrant un visage conquérant mercredi à domicile face à une équipe de Copenhague qui a accroché la Juventus Turin lors de la 1re journée (1-1). Le changement pourrait venir de la titularisation du Gallois Gareth Bale, absent à Elche et remplaçant contre l'Atletico, ou de l'attaquant Alvaro Morata, seul à avoir secoué les Merengues samedi par ses appels et ses frappes. "Ce n'est pas la faute de l'entraîneur, c'est la faute des joueurs", a asséné Cristiano Ronaldo samedi. Mais c'est à Carlo Ancelotti qu'il appartient de trouver la clé. jed/nip/sk

(AFP)

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