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footLigue des champions - Paris SG: Thiago Silva, un retour à tâtons (MAGAZINE)

Par Benoit PETIT Nicosie, 21 oct 2014 (AFP) - Thiago Silva a fait un retour à tâtons avec le Paris SG après deux mois d'absence, mardi à Nicosie (1-0) en Ligue des champions, sans montrer le tranchant et la sérénité dont le "Monstre" est capable.

Le capitaine parisien, comme sa défense, n'a pas vraiment fait preuve d'une grande sérénité et il peut dire un beau merci à son compatriote David Luiz, avec lequel il était associé en charnière centrale pour la première fois en match officiel sous le maillot parisien et pour la première fois depuis une Coupe du monde de funeste mémoire pour les deux Brésiliens. Sans un sauvetage sur la ligne de la tête de Luiz (56e), le meilleur des quatre défenseurs parisiens mardi face à l'Apoel, le PSG aurait en effet pu repartir de Chypre sur une humiliation. Après un Mondial traumatisant, Thiago Silva avait voulu revenir un peu vite aux affaires courantes avec le Paris SG. Le 11 août en amical contre Naples, il s'était blessé à la cuisse droite et n'avait plus rejoué avant le déplacement à Chypre mardi, privant Paris d'une pièce maîtresse et d'un meneur. Surtout que cette absence s'est doublée de celle d'Ibrahimovic, dont la blessure à un talon, annoncée comme anodine, ne le semble finalement pas tant que ça. "Cela n'est jamais facile de revenir après deux mois d'absence, assurait lundi l'entraîneur du PSG Laurent Blanc. Thiago va d'abord chercher à se rassurer lui-même avant de rassurer les autres." Le Brésilien de 30 ans n'avait pas caché juste avant son retour une certaine appréhension: "Dans la tête, il y a un peu de confusion, un peu de peur de jouer". Après seulement 15 minutes, les premiers pas de Silva -avec deux positionnements manqués, une tête mal assurée et un contrôle manqué en tant que dernier défenseur- semblaient presque inquiétants. Ballottée comme son capitaine, la défense parisienne tanguait jusqu'à la pause. Rentré sur le terrain en levant les yeux et les mains au ciel, signe de sa foi, Thiago Silva rejoignait les vestiaires la tête basse à la mi-temps. "Avec lui, on est plus tranquille", disait avant le match l'Argentin Javier Pastore. La défense parisienne et son commandant n'en menaient pourtant pas large en début de seconde période quand David Luiz sauvait la mise sur la ligne (56) puis évacuait un autre ballon très dangereux (64) devant le but vide. Luiz et Thiago Silva n'ont pas vécu de couac majeur pour leur vraie première parisienne mais ils n'ont pas non plus outrageusement dominé le modeste avant-centre irlandais Sheridan ni brisé avec autorité les contre-attaques rapides de l'Apoel. Quelques minutes après le but libérateur de Cavani (87), au coup de sifflet final, les deux défenseurs de la Seleçao ont échangé une longue étreinte et quelques palabres, soulagés de se tirer indemnes d'un match qui avait tout d'un piège. Après une Coupe du monde à domicile qui lui aura coûté le titre officieux de meilleur défenseur du monde, qui lui collait aux crampons ces dernières années, et une reprise en club repoussée de deux mois sur blessure, Thiago Silva n'a certainement pas encore retrouvé tous ses repères, dans la tête comme dans les jambes, et il faudra être patient pour revoir "le Monstre". bpe/adc

(AFP)

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